4 mars 2018

Premières lignes #7


Aujourd'hui, c'est le jour de notre rendez-vous "Premières lignes", créé par Ma Lecturothèque et découvert chez Bettie Rose. Le principe est simple : chaque dimanche, je prends un livre et je vous cite les premières lignes du récit. C'est généralement ce que je fais pour choisir un livre dans une librairie, et c'est un bon moyen pour vous donner un mini aperçu des romans qui m'ont marquée.

Cette semaine, je vous présente...

La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s'était évanoui. La pierre gémissait de chaleur. Le mois d'août pesait sur le massif du Gargano avec l'assurance d'un seigneur. Il était impossible de croire qu'en ces terres, un jour, il avait pu pleuvoir. Que de l'eau ait irrigué les champs et abreuvé les oliviers. Impossible de croire qu'une vie animale ou végétale ait pu trouver - sous ce ciel sec - de quoi se nourrir. Il était deux heures de l'après-midi, et la terre était condamnée à brûler.

Je ne sais pas pour vous mais moi je n'ai jamais lu un passage qui donne aussi soif ! C'est le début d'un roman écrit d'une plume de maître, à lire pour se réchauffer en plein hiver. Mon avis sur "Le soleil des Scorta" se trouve ici.

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