11 mars 2018

Premières lignes #8


Aujourd'hui, c'est le jour de notre rendez-vous "Premières lignes", créé par Ma Lecturothèque et découvert chez Bettie Rose. Le principe est simple : chaque dimanche, je prends un livre et je vous cite les premières lignes du récit. C'est généralement ce que je fais pour choisir un livre dans une librairie, et c'est un bon moyen pour vous donner un mini aperçu des romans qui m'ont marquée.

Cette semaine, je vous présente...


Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s'était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l'évêque arrivait. Il avait rêvé qu'il traversait un bois de figuiers géants sur lequel tombait une pluie fine, il fut heureux un instant dans ce rêve et, à son réveil, il se sentit couvert de chiures d'oiseaux. "Il rêvait toujours d'arbres", me dit Placido Linero, sa mère, vingt-sept ans après en évoquant les menus détails de ce lundi funeste.

Voici des premières lignes révélatrices : on y apprend que le roman va raconter une enquête sur la mort de Santiago Nasar qui a lieu vingt-sept ans après celle-ci, et le titre nous enseigne que cette mort était annoncée, évitable. Voici en substance le contenu de ce court récit qui nous permet de découvrir la plume de ce grand auteur qu'était Gabriel García Márquez. Je n'ai malheureusement jamais chroniqué ce roman, mais je vous parle ici d'un autre chef-d'oeuvre du même auteur, "L'amour aux temps du choléra".

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