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18 avril 2016

Antigone, de Jean Anouilh


J'ai beaucoup lu et peu chroniqué ces dernières semaines, ce qui m'oblige à publier mi-avril ma chronique du mois de mars pour le défi "un genre par mois". La voici enfin, ma première pièce de théâtre lue depuis très longtemps, sur un texte classique, que beaucoup vénèrent, et qui m'a profondément énervée...


Résumé :

Antigone, la fille d'Oedipe, doit mourir. Elle a choisi d'enterrer son frère Polynice, malgré l'interdiction de son oncle, le roi Créon, et elle doit être punie conformément à la loi. C'est son destin, elle en est persuadée : malgré l'exemple de lâcheté de sa soeur, malgré l'amour de son cousin et fiancé, malgré même Créon qui fera tout pour la sauver, Antigone doit mourir.


Mon avis :

Le mois de mars était le mois du théâtre et des classiques pour le challenge "Un genre par mois". Comme j'ai déjà lu pas mal de classiques mais quasiment aucune pièce de théâtre, je me suis dit que c'était l'occasion de tenter l'expérience.  Mais j'étais bien embêtée au moment de choisir une pièce, vu que je n'y connais rien. J'ai donc fait une petite recherche sur google "meilleure pièce de théâtre" et le titre qui revenait le plus souvent est un de ceux dont j'avais déjà entendu parler : le fameux Antigone d'Anouilh. J'avais, dans ma jeunesse, beaucoup aimé son "Becket ou l'Honneur de Dieu" et je me suis dit que c'était la pièce idéale pour renouer avec le théâtre.

17 février 2016

Persuasion, de Jane Austen


Je vous parle d'une deuxième romance ce mois-ci ! Ca ne m'arrive pas souvent, profitez-en si vous aimez ce genre  :)


Résumé :

Anne Elliott est une jeune femme raisonnable, intelligente et attachante, mais entre un père futile, une soeur aînée imbue d'elle-même et une soeur cadette mariée, elle est bien mal considérée au sein de sa famille. Huit ans plus tôt, elle a refusé les avances de l'homme qu'elle aimait sur les conseils d'une amie de la famille qui ne le voyait pas devenir un époux sérieux. Mais depuis lors, le Capitaine Wentworth est réapparu dans sa vie, il a fait carrière, il est riche et il est toujours aussi séduisant... Anne a-t-elle raté sa chance au bonheur ?


Mon avis :

Ca, c'était mon premier choix pour la romance du challenge "un genre par mois".  "Avant toi" de Jojo Moyes était un accident en cours de route, mais au départ, un peu démunie face à un genre qui me plaît rarement, je m'étais tournée vers une valeur sûre : cette chère Jane Austen. Comme beaucoup de demoiselles, je suis une grand fan d'Orgueil et préjugés et je complète au fur et à mesure des années ma lecture des romans de cette auteur. 

Ce que j'aime chez Jane Austen c'est qu'elle nous plonge volontairement dans la société des XVIII et XIXème siècles, dévoilant sous sa plume critique les aspects les plus importants. Les familles qu'elle décrit sont d'un milieu social élevé, et leurs préoccupations sont très différentes de celles d'aujourd'hui, mais la narration est tellement détaillée que l'on vit dans leur peau tout au long de chaque roman. C'est bien entendu le cas ici aussi : la famille Elliott doit faire face à des problèmes d'argent (très relatifs), leur héritage est promis à quelqu'un qu'ils ne connaissent quasiment pas, Elizabeth et Anne doivent trouver à se marier pour garder un certain statut social et l'amour n'est peut-être pas le plus important dans leur choix... Des thèmes qu'on retrouve dans d'autre romans de la même auteur. A chaque fois, la vie de ces gens me surprend : leur monde est très privilégié sans qu'ils s'en rendent compte ("être pauvre" signifie n'avoir qu'un domestique), et pourtant leur milieu est si étriqué et si compliqué ! Ils ont l'air de passer leur temps à trouver quelque chose à faire : visites, promenades, repas, écrire des lettres, et on recommence. Mais dès qu'ils sont en société, alors il faut paraître, être scrupuleusement poli et intelligement intéressant, démontrer un goût raffiné et une convenance sans failles, entamer des conversations philosophiques poussées et deviner à demi-mots les nombreux sous-entendus. Le style un peu recherché de Jane Austen rajoute probablement à la complexité des conversations, mais ce qui est sûr c'est que c'est une société où l'on est jugé à chaque mot et où la spontanéité est très, très rare. 

14 février 2016

Avant toi, de Jojo Moyes


Mesdames et messieurs, laissez-moi vous présenter... une grosse, grosse surprise !


Résumé :

Lorsque Lou Clark, jeune adulte issue d'un milieu populaire, perd son boulot dans un petit commerce de village, elle se rend vite compte qu'elle aura du mal à en trouver un autre. Désespérée, elle est prête à accepter n'importe quoi, même de passer six mois à tenir compagnie à Will, un jeune paraplégique qui hait le monde entier. Mais peut-être que la spontanée et pétillante Lou est juste la personne qu'il faut pour redonner à Will le goût de la vie ? 


Mon avis :

Je dois avouer qu'avant de l'ouvrir, je me méfiais de ce roman. Il a beau faire l'objet d'avis unanimement positifs sur Livraddict, il s'agit d'une romance, un genre qui me convient rarement. En plus de ça, dès la lecture du résumé, on se doute du sens de l'intrigue : la gentille infirmière, le pauvre malade qui n'a plus goût à rien... Classique, classique, téléphoné même. Au final, je ne l'ai ouvert que parce que c'est le mois de la romance pour le challenge "un genre par mois", et parce que ma copine Thalia, qui commence à connaître mes goûts, me l'avait chaudement recommandé. Je l'ai donc pris en main un soir, en me disant que je pouvais au moins lui consacrer une heure ou deux avant de l'abandonner...

Et bien ce fut une très, très mauvaise idée, parce que j'ai fini par y passer la nuit. Je me suis fait avoir comme une bleue. Au bout de quelques pages à peine, sans rien voir venir, j'étais happée par la personnalité extravertie et profonde de Lou, le milieu chaleureux mais limité et plein de soucis dans lequel elle vit, sa rencontre avec Will, les états d'âme par lesquels elle passe... Impossible de refermer ce livre qui me faisait pleurer et rire, et surtout qui tendait vers une fin qui pouvait tout aussi bien être heureuse que dramatique. Cela fait des années que je n'avais pas été aussi émotionnellement impliquée dans un roman, moi qui ai tendence à devenir une vieille carne dépourvue de toute sentimentalité !

31 janvier 2016

La ballade de la mer salée, d'Hugo Pratt


Juste avant la fin du mois, voici ma première participation au challenge "Un genre par mois" : une superbe bande-dessinée, les premières aventures du fameux Corto Maltese !


Résumé : 

Dans les mers de Mélanésie juste avant la première guerre mondiale, Corto Maltese, capitaine sans bateau après la mutinerie de ses marins, est récupéré par Raspoutine, pirate sans scrupules. Tous deux ont un même patron, le mystérieux Moine, qui les emploie à pirater des bateaux de charbon pour les revendre à la marine allemande. Mais Raspoutine a aussi récupéré deux naufragés, les cousins Pandora et Caïn Groovesnore, héritiers d'une riche famille d'armateurs australiens. Pris entre la cupidité de Raspoutine, les mysérieux desseins du Moine, les sauvages des îles de la région et les enjeux politique d'une guerre qui va bientôt éclater, les deux jeunes naufragés auront bien besoin de la protection de Corto...


Mon avis :

Ca fait un certain temps que je voulais redécouvrir les aventures de Corto Maltese, le héros le plus sexy de la bande dessinée. Je les ai découvertes une première fois il y a plus d'une dizaine d'années, mais j'en garde peu de souvenirs. Quand j'ai appris que la bibliothèque municipale de la région d'Helsinki avait plusieurs des bandes-dessinées d'Hugo Pratt, j'ai sauté sur l'occasion et j'ai décidé de commencer par la toute première aventure de Corto. Malheureusement, la bibliothèque ne l'avait pas en français, j'ai dû donc lire la traduction anglaise qui contient, malheureusement, beaucoup de fautes, notamment des dédoublements de mots. Je ne comprends pas comment la traduction d'une bande-dessinée, d'autant plus quand elle est aussi connue que celle-là, peut être aussi bâclée !