Parfois, on tombe sur un véritable OVNI littéraire, un roman qui n'est comparable à aucun autre. "Too Like the Lightning" est un magnifique représentant du genre.
Résumé :
Mycroft Canner est un meurtrier dans un vingt-cinquième siècle où il est devenu impensable qu'un être humain en tue un autre. Pour sa peine, il est esclave dans un programme où les condamnés sont contraints de réaliser les tâches qu'on leur impose en échange d'un repas. Et on se dispute ses services, car Mycroft a de si nombreux talents qu'il fréquente les grands de ce monde, les dirigeants d'états-nations dont l'équilibre a réussi à empêcher toute guerre depuis 400 ans. Mais Mycroft a un secret : Bridger, un enfant capable de transformer la réalité selon son bon vouloir, un espoir énorme et un risque insensé pour toute l'humanité, qu'il faut absolument garder caché.
Mon avis :
Ce livre faisait partie de la sélection pour les Hugos de cette année, que j'ai reçue en ebook en devenant membre de la Worldcon dont je vous ai déjà parlée. J'avais l'intention de lire le plus de livres possible de la sélection des différents prix, et bien entendu je n'ai pas trouvé le temps de le faire. Mais à la Worldcon j'ai croisé plusieurs fois son auteur, Ada Palmer, jusqu'à ce que je finisse par la considérer comme une sur-femme. Pensez donc : au même âge que moi, elle est professeur d'histoire à l'université (spécialisée en Renaissance et histoire des idées), elle est spécialiste de mangas et animés (elle animait un panel sur le sujet et donnait vraiment l'air de connaître toutes les séries dans la version originale japonaise), elle chante et écrit les chansons d'un groupe acapella qui met en musique la mythologie nordique en opposant les différentes sources (hyper impressionant si vous comprenez bien l'anglais), elle est handicapée à temps partiel par une maladie très douloureuse, et malgré tout ca, elle a réussi à sortir 4 romans en deux ans, dont le premier a reçu le Prix Campbell du meilleur premier roman, en plus d'être nominé pour le Hugo du meilleur roman. Cette femme est la preuve que certains arrivent à caser 48h dans une seule journée. Sachant ça, j'étais trop curieuse, il FALLAIT que je lise son premier roman.
