20 septembre 2015

Pythagore, je t'adore, de Patrick Cauvin


En juillet, pour le challenge "Un genre par mois", j'étais sensée lire de la romance. Sauf que c'est un genre qui, à quelques très rares exceptions, ne m'a jamais plu. J'hésitais à utiliser mon deuxième et dernier joker, jusqu'au moment où je suis retombée par hasard sur une romance qui m'avait marquée dans ma jeunesse : le fameux "E=MC², mon amour", une belle histoire de surdoués amoureux. Le problème c'est que je n'osais pas relire ce roman qui m'avait laissé de si jolis souvenirs, par peur de les détruire avec mon regard d'adulte. Alors, à la place, je me suis replongée dans la suite que j'avais achetée dès sa sortie en grand format... 


Résumé :

Lauren et Daniel, les jeunes surdoués amoureux de "E=MC², mon amour", ont été séparés et ont grandi dans des mondes qui ne leur convenaient pas ; Lauren s'enfonce dans l'ennui et Daniel dans la déprime. Jusqu'au jour où ils décident de se retrouver et de mettre leurs deux cerveaux et leur culot au service de grands projets...


Mon avis :

A l'époque de ma première lecture de "Pythagore, je t'adore", je me souviens d'avoir été légèrement déçue. Publiée 22 ans après le roman original, cette suite avait un petit goût différent, elle me donnait l'impression d'avoir beaucoup plus mûri que ses personnages. L'amour candide de deux jeunes enfants avait laissé la place aux calculs de deux adultes. C'était dans une certaine mesure dans l'ordre des choses, mais le côté très frais qui m'avait conquise dans le premier roman s'était un peu dissipé.

Paradoxalement, c'est ce qui m'a encouragé à relire ce roman. Je n'aurais pas pu m'attaquer à nouveau à "E=MC², mon amour" ; j'étais persuadée (et je le suis toujours) que le relire si longtemps après allait gâcher les souvenirs que j'en garde. Il ne pouvait pas autant me séduire, adulte, qu'il m'avait séduite quand j'étais adolescente ; mes goûts ont évolué et j'ai tellement plus de recul concernant mes choix littéraires que j'allais forcément être déçue. Je préfère garder en mémoire les rires et les larmes qu'il m'avait apporté.

Mais venons-en à "Pythagore, je t'adore". Qu'en dire ?  Je ne sais jamais trop quoi raconter sur ces romans qui se dévorent en deux heures et qui n'ont pas d'autre vocation que celle d'être un bon divertissement, si ce n'est que celui-ci remplit bien son contrat. Le roman nous offre une gentille histoire d'amour adolescente sans être mièvre (et ça, c'est déjà pas mal du tout !). Il y a quelques passages rigolos (quoi que souvent assez prévisibles), quelques personnages amusants (Darth Vador !) et un petit fond un peu loufoque assez rafraichissant. Ce n'est ni le genre d'histoire d'amour qui fera se pâmer les romantiques, ni le roman qui vous entraînera dans de grands éclats de rire, mais c'est gentil, tendre, avec une petite réflexion sous-jacente sur le système éducatif qui néglige les extrêmes. Patrick Cauvin fait parfois preuve d'une finesse surprenante, comme quand il nous présente le prof qui a si mal jugé Daniel, un homme qui de l'extérieur a l'air d'un bourreau obtus, jusqu'à ce qu'on le découvre en fonctionnaire dévoué mais maladroit. 

La fin m'a un peu déçue : j'aurais apprécié une histoire où nos deux amoureux aient enfin à mériter les facilités que la vie leur a donné, où leur arrogance leur donne quelques leçons, ce genre de choses. Ca va un peu trop vite, c'est un peu trop facile. Mais d'un autre côté, à partir du moment où le côté "histoire d'amour" est épuisé, le roman n'a plus vraiment de raison d'être... 

Une dernière chose : vous l'aurez probablement compris, mais ça ne sert à rien de lire ce roman sans avoir lu "E=MC², mon amour". Tout le plaisir vient de la retrouvaille avec nos deux héros. Si vous aimez les romans jeunesse et les histoires d'amour, découvrez-le puis profitez de sa suite, vous passerez un très bon moment !


Pour en savoir plus :
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1 réactions:

Thalia

Je ne savais pas qu'il y avait une suite ... et je n'ai pas encore lu E=MC² ... peut-être le titre style mathématiques qui ne m'a jamais attiré. Honteux, je sais. Faudrait que j'y remédie comme tu as l'air d'avoir aimé, même si ça date.

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