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25 mars 2022

Gatsby le Magnifique, de F. Scott Fitzgerald

En réveillant mon blog, j'ai retrouvé ce brouillon de chronique jamais publié qui date de 2014. Il m'a donné envie de (rerererere)lire ce roman, et il est vraiment temps que je le partage avec vous !
 

Résumé :
 
Lorsque Nick Carraway s'installe à West Egg, dans la banlieue chic de New York, il s'aperçoit qu'il a pour voisin le mystérieux Jay Gatsby dont personne ne connaît l'origine mais qui organise chaque semaine de somptueuses fêtes dans son immense villa. De l'autre côté de la baie habitent les époux Buchanan: Daisy, sa cousine, et Tom, un ami d'université. Nick devient alors le témoin privilégié des retrouvailles entre Daisy et Jay Gatsby et du drame qui en découlera.
 
 
Mon avis :
 
Pour moi, le seul moyen de savoir qu'un livre est un véritable "coup de coeur" est d'attendre quelques semaines ou quelques mois pour voir si j'ai envie d'y revenir. Si c'est le cas, c'est soit qu'il m'a laissé un souvenir tellement agréable que j'ai envie de le revivre, soit qu'il me trotte encore derrière la tête et que j'ai besoin de redécouvrir pourquoi.
 
Dans ce cas-ci, j'ai lu le livre il y a plusieurs mois ; à l'époque, je n'ai pas eu le temps de le chroniquer, et puis je m'interrogeais toujours à son propos. Je n'arrivais pas à me faire une opinion, il me laissait surtout une série d'impressions disparates : la passion, la folie, la superficialité, le luxe, l'égoïsme... Pas uniquement des sensations positives, mais surtout le sentiment global que je n'avais pas réellement tout saisi. 
 
Et puis au fil des mois, j'ai eu envie d'y retourner, pour les deux raisons citées plus haut. J'ai à nouveau tourné les pages, plus lentement maintenant que je connaissais l'histoire, pour mieux apprécier le style et pour mieux me concentrer sur mes impressions et leurs origines. Après plusieurs relectures (et je ne me rappelle pas avoir relu un livre si souvent ni si tôt après la première lecture), je ne suis toujours pas capable d'expliquer entièrement ce qui me fascine dans ce roman. Mais ce qui est sûr, c'est que c'est en effet un "coup de coeur".

30 novembre 2017

La recluse de Wildfell Hall, d'Anne Brontë


Ce roman est l'objet d'une lecture commune avec d'autres membres de Livraddict, et je dois avouer que j'ai hâte de lire leurs avis, car le mien est assez tranché...


Résumé :

Lorsqu'en ce dix-neuvième siècle, une jeune femme étrangère vient s'installer avec son jeune fils dans le manoir reculé et presque insalubre de Wildfell Hall, les membres de la bonne société du village frétillent de curiosité. Malheureusement Madame Graham ne semblent pas apprécier les visites et ne fournit aucune information sur son passé, s'attirant l'animosité de ses voisines. Cela n'empêche pas le jeune Gilbert Markham de tomber amoureux d'elle... mais les plus folles rumeurs courent sur son compte. Qui est cette jeune femme mystérieuse et pourquoi vit-elle si seule?


Mon avis :

Après avoir raté de peu une élection comme lecture du Book Club de Livraddict, ce roman a été proposé en lecture commune, et je me suis jetée sur l'occasion. Ça faisait longtemps que je voulais le lire : étant donné que les oeuvres les plus célèbres des deux autres soeurs Brontë, Jane Eyre et Les Hauts de Hurle-Vent, font partie de mes romans préférés toutes catégories confondues, j'avais très envie de découvrir la contribution de la soeur cadette, Anne. Je savais qu'il était moins célèbre que les autres et je m'étais efforcée de baisser mes attentes, d'autant plus que la préface de mon édition (en anglais) pourrait se résumer à "c'est pas terrible mais bon, la pauvre Anne, il faut quand même lui donner sa chance". Je dois avouer que dans le genre préface, j'ai lu plus enthousiasmant...

18 avril 2016

Antigone, de Jean Anouilh


J'ai beaucoup lu et peu chroniqué ces dernières semaines, ce qui m'oblige à publier mi-avril ma chronique du mois de mars pour le défi "un genre par mois". La voici enfin, ma première pièce de théâtre lue depuis très longtemps, sur un texte classique, que beaucoup vénèrent, et qui m'a profondément énervée...


Résumé :

Antigone, la fille d'Oedipe, doit mourir. Elle a choisi d'enterrer son frère Polynice, malgré l'interdiction de son oncle, le roi Créon, et elle doit être punie conformément à la loi. C'est son destin, elle en est persuadée : malgré l'exemple de lâcheté de sa soeur, malgré l'amour de son cousin et fiancé, malgré même Créon qui fera tout pour la sauver, Antigone doit mourir.


Mon avis :

Le mois de mars était le mois du théâtre et des classiques pour le challenge "Un genre par mois". Comme j'ai déjà lu pas mal de classiques mais quasiment aucune pièce de théâtre, je me suis dit que c'était l'occasion de tenter l'expérience.  Mais j'étais bien embêtée au moment de choisir une pièce, vu que je n'y connais rien. J'ai donc fait une petite recherche sur google "meilleure pièce de théâtre" et le titre qui revenait le plus souvent est un de ceux dont j'avais déjà entendu parler : le fameux Antigone d'Anouilh. J'avais, dans ma jeunesse, beaucoup aimé son "Becket ou l'Honneur de Dieu" et je me suis dit que c'était la pièce idéale pour renouer avec le théâtre.

17 février 2016

Persuasion, de Jane Austen


Je vous parle d'une deuxième romance ce mois-ci ! Ca ne m'arrive pas souvent, profitez-en si vous aimez ce genre  :)


Résumé :

Anne Elliott est une jeune femme raisonnable, intelligente et attachante, mais entre un père futile, une soeur aînée imbue d'elle-même et une soeur cadette mariée, elle est bien mal considérée au sein de sa famille. Huit ans plus tôt, elle a refusé les avances de l'homme qu'elle aimait sur les conseils d'une amie de la famille qui ne le voyait pas devenir un époux sérieux. Mais depuis lors, le Capitaine Wentworth est réapparu dans sa vie, il a fait carrière, il est riche et il est toujours aussi séduisant... Anne a-t-elle raté sa chance au bonheur ?


Mon avis :

Ca, c'était mon premier choix pour la romance du challenge "un genre par mois".  "Avant toi" de Jojo Moyes était un accident en cours de route, mais au départ, un peu démunie face à un genre qui me plaît rarement, je m'étais tournée vers une valeur sûre : cette chère Jane Austen. Comme beaucoup de demoiselles, je suis une grand fan d'Orgueil et préjugés et je complète au fur et à mesure des années ma lecture des romans de cette auteur. 

Ce que j'aime chez Jane Austen c'est qu'elle nous plonge volontairement dans la société des XVIII et XIXème siècles, dévoilant sous sa plume critique les aspects les plus importants. Les familles qu'elle décrit sont d'un milieu social élevé, et leurs préoccupations sont très différentes de celles d'aujourd'hui, mais la narration est tellement détaillée que l'on vit dans leur peau tout au long de chaque roman. C'est bien entendu le cas ici aussi : la famille Elliott doit faire face à des problèmes d'argent (très relatifs), leur héritage est promis à quelqu'un qu'ils ne connaissent quasiment pas, Elizabeth et Anne doivent trouver à se marier pour garder un certain statut social et l'amour n'est peut-être pas le plus important dans leur choix... Des thèmes qu'on retrouve dans d'autre romans de la même auteur. A chaque fois, la vie de ces gens me surprend : leur monde est très privilégié sans qu'ils s'en rendent compte ("être pauvre" signifie n'avoir qu'un domestique), et pourtant leur milieu est si étriqué et si compliqué ! Ils ont l'air de passer leur temps à trouver quelque chose à faire : visites, promenades, repas, écrire des lettres, et on recommence. Mais dès qu'ils sont en société, alors il faut paraître, être scrupuleusement poli et intelligement intéressant, démontrer un goût raffiné et une convenance sans failles, entamer des conversations philosophiques poussées et deviner à demi-mots les nombreux sous-entendus. Le style un peu recherché de Jane Austen rajoute probablement à la complexité des conversations, mais ce qui est sûr c'est que c'est une société où l'on est jugé à chaque mot et où la spontanéité est très, très rare. 

15 novembre 2015

Contes de la Bécasse, de Guy de Maupassant


Ce mois-ci, comme le veut le challenge "Un genre par mois", je redécouvre un classique de Maupassant... et je ne pensais pas qu'il me ferait un tel effet. 


Résumé :

Chaque année, à l'époque de la chasse à la bécasse, le vieux baron des Ravots invite les chasseurs a sa table. Un rituel désigne chaque année celui qui aura la chance de déguster la tête des oiseaux mais, en échange, devra raconter une histoire...


Mon avis :

Je suis tombée sur ce recueil de nouvelles un peu par hasard : pour le challenge "un genre par mois", je cherchais un roman classique à lire, et cet article m'a donné envie de me pencher à nouveau sur Maupassant que j'avais découvert pendant mon adolescence.  Comme tout ce que j'ai lu il y a si longtemps, j'ai entamé ce recueil de nouvelles sans savoir du tout à quoi m'attendre. 

Il s'agit donc d'un ensemble de contes très courts, de petites histoires où l'atmosphère prime souvent sur l'intrigue. Ils ont pour point commun d'explorer la nature humaine, sans fard. On sent chez l'auteur une certaine tendresse envers l'humanité ; il parle des défauts et qualités, petits et gros, des hommes et des femmes de son époque. Certaines histoires ont d'ailleur l'air à la fois tellement loufoques et tellement réalistes, parlent de personnalités tellement hors-normes mais décrites sans exagérations, qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit d'histoires réelles. En lisant par exemple "Farce normande" (à propos d'une drôle de blague jouée à un jeune marié) ou "Un Normand" (à propos d'un drôle de bonhomme qui fait commerce de prières et de statuettes de saints), je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer l'auteur, en visite à la campagne, rencontrant de tels personnages ou notant dans un petit carnets les histoires de village qu'on lui raconte autour d'un verre. D'autres "contes" (par exemple "Le testament") racontent des histoires de familles du genre à rester longtemps dans les mémoires. Ce recueil nous plonge ainsi dans les vies depuis longtemps terminées, dans des drames qui ont secoué des vies et aussi dans de petites anecdotes plus joyeuses, et la plume de l'auteur est extraordinaire pour nous faire vivre, en quelques pages seulement, toutes ces vies si différentes de ce qu'on connaît actuellement.

23 septembre 2015

Le vagabond des étoiles, de Jack London


Je continue à rattraper mon retard de chroniques avec quelque chose d'un peu plus récent : le livre qui a fait l'objet du Book Club d'août !


Résumé :

Le professeur Darrell Standing n'a plus que quelques jours à vivre : il attend d'être pendu dans la prison de Folsom. Condamné à vie pour le meurtre d'un collègue, c'est un incident mineur qui lui vaudra la corde après des années d'isolement, de sanctions injustes et d'une forme de torture légale, "la camisole". Mais Darrell Standing a appris à s'auto-hypnotiser pour échapper à la douleur et est capable de redécouvrir ses nombreuses vies passées. 


Mon avis :

Encore un livre dans lequel je me suis plongée sans rien en savoir. Je savais juste que Jack London est un auteur américain célèbre que j'avais envie de découvrir (je ne pense pas avoir lu Croc-Blanc, son roman le plus célèbre). Cette lecture a été choisie dans le cadre du Book Club d'août qui avait pour thème les romans d'aventure, je m'attendais donc à un roman de ce genre.

06 septembre 2015

La pierre de lune, de Wilkie Collins


Me revoilà, moi et mes chroniques ! J'ai un peu de mal à reprendre mes habitudes bloguesques après une longue pause due aux vacances ; je me retrouve à devoir chroniquer des bouquins que j'ai lus il y a deux mois, ça commence à faire long (et la pile est haute, aussi). Pour m'échauffer, je vais donc commencer par le haut de la pile, un des romans que j'ai terminé récemment.


Résumé :

La pierre de lune est un diamant unique, un joyaux indien révéré comme un dieu et protégé par trois Brahmins. Jusqu'au jour où un militaire anglais le vole et l'emporte dans son pays. La légende noire de ce joyau le poursuit jusqu'en Europe, tout comme ses trois gardiens, bien décidés à le récupérer. Est-ce si étonnant qu'il soit ensuite à l'origine du vol le plus incompréhensible qui soit ?


Mon avis :

Après avoir lu et avoir été très agréablement surprise par "La femme en blanc" du même auteur, je m'étais promis de découvrir une autre de ses oeuvres célèbres, "La pierre de lune".  Il paraît d'ailleurs que ce serait le premier roman policier, bien qu'il ait été publié plus de 25 ans après la première nouvelle du genre (Assassinat dans la rue Morgue, d'Edgar Allan Poe).  J'y ai donc plongé avec de grands espoirs, et du coup un plus grand risque de déception que lorsque j'avais entamé "La femme en blanc".

21 mars 2015

La petite Fadette, de George Sand


Voici un livre chéri dans ma jeunesse, qui m'est revenu en tête brutalement et que j'ai relu spontanément, en-dehors de tout planning de lecture. De temps en temps il faut se laisser porter par ses envies...


Résumé :

Les deux jumeaux du père Barbeaux, Landry et Sylvinet, sont de beaux et gentils garçons inséparables. Quand ils ont 14 ans, leur père décide d'envoyer l'un d'eux travailler dans la ferme d'un voisin. Landry est tiré au sort et s'habitue petit à petit à son nouvel environnement, mais Sylvinet, resté à la maison, est mélancolique au point d'en tomber malade. Un jour où Landry vient le voir, Sylvinet n'apparaît pas et sa mère confie à Landry qu'elle craint qu'il attente à sa vie. Landry, paniqué, a recours pour le retrouver à l'aide de la Petite Fadette, une petite sauvageonne qu'il a toujours méprisée, et suite à ça découvrira qu'elle est bien différente de ce qu'il s'était imaginé.


Mon avis :

Ce roman, je l'ai découvert pour la première fois quand j'étais adolescente et qu'on me l'a offert pour un anniversaire ; je l'avais adoré à l'époque et j'étais curieuse de le relire pour savoir si mon avis était resté le même. Je n'étais pas sûre de pouvoir toujours apprécier cette histoire d'amour gentillette et j'avais peur de découvrir que le texte était bien plus daté que dans mon souvenir.

27 juin 2014

Les Misérables, de Victor Hugo - en pièce radiophonique


J'ai enfin réussi à découvrir ce grand classique qui me faisait peur : en l'abordant sous une forme bien plus ludique !


Résumé :

Jean Valjean a passé 19 ans au bagne mais une fois sorti, sa peine n'est pas finie : la marque de sa condamnation sur son passeport lui ferme toutes les portes. Sauf celle de l'évêque Monseigneur Myriel, qui rachète son honnêteté en lui offrant l'argenterie qu'il avait tenté de voler. Cette main tendue permettra à Jean Valjean de devenir un homme bon, malgré le passé qu'il est obligé de fuire sans cesse son passé, et d'aider Cosette, la fille illégitime de la pauvre Fantine.


Mon avis :

Les Misérables, c'est exactement le genre de roman dont je me dis que je devrais le lire sans jamais en avoir le courage. Car bien sûr, c'est un classique, c'est Victor Hugo avec sa plume inimitable et son talent pour dénoncer l'injustice sociale, pour camper des personnages qui donnent les larmes aux yeux et offrir au passage l'aperçu poignant d'une époque. Mais ce sont aussi des digressions interminables, des diatribes politiques sur des sujets qui ont perdu depuis longtemps leur actualité, et une noirceur, une tristesse d'autant plus insupportables qu'elles sont rendues réalistes par le talent de l'auteur. J'ai lu il y a longtemps "Notre-Dame de Paris", je me suis permise d'en sauter de longs passages, et j'en suis ressortie avec le moral dans les chaussettes... Ca m'a beaucoup refroidie ! 

08 mai 2014

L'amour aux temps du choléra, de Gabriel Garcia Marquez


Quand on a parlé du décès du prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez, j'ai jeté un oeil dans ma bibliothèque pour vérifier ce que j'avais déjà lu de lui. Il y avait "Chronique d'une mort annoncée" que j'ai beaucoup aimé mais que je n'ai bizarrement pas commenté, et puis "L'amour aux temps du choléra", que j'avais commencé et arrêté pour je ne sais quelle raison. Alors j'ai repris cette lecture, qui s'est avérée bien différente de ce à quoi je m'attendais !


Résumé : 

Quelque part dans les Caraïbes, le docteur Juvénal Urbino découvre le suicide d'un ami qui avait décidé de ne pas affronter la vieillesse. Cet évènement le renvoie à son propre âge avancé, à celui de son épouse Fermina Daza et à leur long mariage qui n'a pas été sans difficultés. Il ignore que dans la même ville, un autre homme attend sa mort pour retrouver celle qu'il aime depuis plus d'un demi-siècle.


Mon avis :

Je dois dire que j'ai été surprise par ce roman dont je ne connaissais que le titre. Le début concerne avant tout la mort de Jeremiah de Saint-Amour, adversaire aux échecs et ami de Juvénal Urbino, qui laisse comme testament une longue lettre de révélations. Le docteur Urbino semble très affecté à la lecture de cette lettre et elle semble contenir de lourds secrets ; je m'imaginais donc que le roman allait se développer sur ce thème. Et puis non ; on ne découvre qu'un secret qui ne m'a pas paru vraiment justifier le choc du docteur, et ensuite l'intrigue se recentre autour de Juvénal Urbino, Fermina Daza et l'homme qui l'aime depuis toujours, Florentino Ariza. Avec sa construction en aller-retours entre les personnages et entre le passé et le présent, j'ai envie de décrire ce roman comme une série de digressions.

26 février 2014

Le procès, de Franz Kafka


Aujourd'hui, je vous présente une chronique dont je suis particulièrement fière : je l'ai commencée en me lamentant intérieurement de n'avoir rien compris au roman, et je la termine avec une (petite) idée de ce que l'auteur a (peut-être) voulu nous faire comprendre. J'espère que d'autres lecteurs pourront m'éclairer encore davantage !


Résumé :

Joseph K., employé de banque, reçoit un jour la visite de deux hommes qui semblent représenter la justice. On le conduit devant un greffier, mais on ne lui dit pas de quoi il est accusé, qui va le juger ni quand ça aura lieu, et il est laissé en liberté. A partir de là, il vit sous la coupe de ce procès absurde qu'il ne comprend pas et dont il attend le dénouement.


Mon avis :

Ca vous arrive parfois de lire un roman et, la dernière page tournée, de vous rendre compte que vous n'avez pas compris de quoi il s'agissait vraiment ? C'est une sensation bizarre, que j'ai déjà eue notamment avec Haruki Murakami : je comprends tous les mots, toutes les péripéties, mais je ne vois absolument pas de quoi il s'agissait, globalement. Je sais que ce roman fait partie des grands classiques de la littérature mondiale, que nombre d'études ont été faites à son sujet, et je me sens un peu bête d'avouer que je ne vois vraiment pas où l'auteur voulait en venir.

12 février 2014

Northanger Abbey, de Jane Austen


Depuis que j'ai ma toute nouvelle bibliothèque, ce qui est génial, c'est de retrouver à portée de mains des livres qui étaient dans des caisses depuis six mois, au point que j'avais oublié que je les possédais. Le premier livre dans ce cas-là qui a attiré ma main, c'est un roman de ma copine Jane Austen avec une jolie couverture pastel et un titre qui rappelle une série que j'ai beaucoup regardée à Noël... J'ai pris ça pour un signe, je l'ai lu en quelques jours, et voici mon avis !


Résumé :

La jeune Catherine, fille de pasteur campagnard, est emmené par des voisins à Bath, un lieu de villégiature où toute la bourgeoisie anglaise se retrouve. De soirée en bal, de déjeuner en visites au théâtre, elle fait la connaissance de nouveaux amis. Mais Catherine est simple, naïve et incapable de distinguer l'honnêteté des manipulations...


Mon avis :

Si je compte bien, c'est le quatrième roman de Jane Austen que je lis. Il y a eu d'abord Orgueil et préjugés, que comme beaucoup de lectrices j'ai adoré ; Raisons et sentiments, un peu moins sarcastique ; Emma, à l'héroïne insupportable ; et maintenant celui-ci. Et autant vous le dire tout de suite, de ces quatre oeuvres, c'est celle-ci que j'ai le moins apprécié.

C'est surtout le premier quart qui m'a posé problème. On y découvre Catherine, présentée avec une sorte d'humour acerbe qui, pour une fois sous la plume de Jane Austen, m'a semblé forcé et faux. Cette introduction m'a laissée perplexe : est-ce que l'auteur souhaitait présenter son héroïne avec malice, ou avec tendresse ? Catherine est-elle une petite idiote, ou une jeune femme naïve mais très sincère, du fait des circonstances ? L'auteur n'est pas sensé nous donner toutes les clés du personnage, mais ici ce n'est pas un caractère nuancé qui en ressort, c'est plutôt une série de contradictions et on ne sait plus sur quel pied dancer.

10 janvier 2014

Rebecca, de Daphné du Maurier


Ma toute première lecture de 2014 est en fait une relecture, et une belle ré-découverte !


Résumé :

Lorsque la jeune narratrice, timide demoiselle de compagnie pour une vieille dame acariâtre, rencontre Maximillien de Winter, maître du magnifique domaine de Manderley, elle en tombe amoureuse tout en sachant que tout les sépare. Cependant et contre toute attente, Maximilien, récemment veuf, lui demande de l'épouser. Après un mariage rapide et une courte lune de miel, le couple s'installe à Manderley, mais la nouvelle maîtresse de maison s'y sent vite mal à l'aise, entre un mari distant, une gouvernante hostile et l'ombre permanente de Rebecca, l'épouse morte mystérieusement...


Mon avis :

Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan de romance. Vu le résumé de celui-ci, qu'est-ce qui a pu m'attirer ? Eh bien, d'abord par le fait qu'un roman dont Alfred Hitchcock a fait un film doit contenir autre chose qu'une simple romance. Et puis ces derniers mois je suis passée par une phase "je relis des romans que j'avais découverts pendant mon adolescence et dont je n'ai qu'un vague souvenir" ; Rebecca fait partie de cette catégorie. J'en avais le souvenir d'une histoire un peu sombre, un peu glauque, pas celui d'une histoire d'amour ennuyeuse.

01 mai 2013

Les Hauts de Hurlevent, d'Emily Brontë


Sur un coup de tête (ou plutôt un coup de coeur), je me suis replongée dans ce roman passionnant, sombre et violent. Un classique qui sort de l'ordinaire ! 


Résumé :

En cette fin de XVIIIème siècle, Mr Lockwood rend visite au propriétaire de la maison qu'il loue en plein coeur de la campagne anglaise la plus solitaire. Il découvre une famille pour le moins étrange : le sombre maître des lieux, un jeune homme bourru et pas éduqué, une jolie jeune femme hargneuse et un vieux serviteur pharisien, tous unis par la méchanceté et la haine les uns des autres. Forcé par une tempête de neige à rester loger sur place, Mr Lockwood découvre quelques livres marqués de variations sur le même nom : Catherine Earnshaw, Catherine Heathcliff, Catherine Linton. Quelle est l'histoire de cette famille si mal assortie ?  Qui était la fameuse Catherine qui semble au coeur de toute cette violente passion ?


Mon avis :

En participant au Book Club d'avril sur Jane Eyre, je me suis rendue compte que je n'avais jamais commenté ce très beau roman qu'est "Les Hauts de Hurlevent". J'ai donc été prise d'une envie subite de le relire, en VO pour la première fois, et de vous le présenter.

07 avril 2013

La Dame en Blanc de Wilkie Collins


Vous connaissez cette sensation quand on commence un roman sans vraiment savoir à quoi s'attendre, juste parce qu'on en a entendu vaguement parler une ou deux fois, parce que c'est un classique et parce qu'il atterrit gratuitement sur la liseuse, et puis qu'on se retrouve à passer une nuit blanche parce qu'il est impossible de le lâcher ?


Résumé :

Le jeune professeur de dessin Walter Hartright est engagé pour quelques mois dans une famille à Limmeridge, dans la campagne anglaise. La veille de son départ, il croise à Londres une jeune femme toute habillée de blanc, qui a très peur d'un certain baronet, et qui semble échappée d'un asile psychiatrique. Une fois arrivé à Limmeridge, il fait la connaissance de ses deux élèves : l'astucieuse Marian et la belle Laura, qui ressemble étrangement à la femme en blanc. Laura doit justement épouser un baronet, et Walter et Marian ont un mauvais pressentiment...


Mon avis :

Qu'est-ce qui fait que certains auteurs gagnent leur place dans l'Histoire, tandis que d'autres, tout aussi talentueux, sont relativement oubliés ? Je pense à ça en comparant Wilkie Collins et son contemporain et ami, Charles Dickens. Dickens est connu dans le monde entier, et je viens seulement de découvrir Wilkie Collins. J'imagine que les genres littéraires qui les distinguent ont quelque chose à voir avec leurs notoriétés respectives : le premier s'est attaqué à des thèmes sociaux graves, tandis que le second s'est distingué dans un genre peut-être moins "honorable", les romans "à sensation" comme ont les appelait à l'époque - un genre qui rassemble notamment les romans policiers. On considère même La Dame en Blanc comme le premier de ce genre.

18 février 2013

Les Mille et Un Fantômes, d'Alexandre Dumas


Attention aux fantômes perdus dans l'Histoire...


Résumé :

Un jour de chasse, Alexandre Dumas se retrouve par hasard au milieu d'un drame de village : un homme qui vient de s'accuser du meurtre de son épouse, à laquelle il a coupé la tête, raconte que cette tête lui a parlé après avoir été décapitée.  Plus tard dans la journée, Dumas se retrouve chez le maire du village qui a invité quelques amis à souper, et la conversation porte tout naturellement sur le côté fantastique de ce drame : est-ce possible ?  Peut-on être sûr que la décapitation enlève immédiatement la vie ?  Les morts ont-ils encore les moyens de nous contacter ?  Et chaque invité a justement sa petite histoire à raconter sur le sujet...


Mon avis :

Vous saviez qu'Alexandre Dumas avait écrit des récits fantastiques, vous ? Moi non plus, il a fallu le challenge Fant'classique d'Iluze pour me l'apprendre. La question suivante est donc : comment le grand auteur de romans historiques s'en sort-il quand il traite de sujets surnaturels ?

18 octobre 2012

Raison et sentiments, de Jane Austen


Entre la raison et la retenue, ou la passion débridée, qu'est-ce qui rend vraiment heureux ?


Résumé :

Dans la famille Dashwood, la fille aînée, Elinor, est réservée et très maître d'elle-même, tandis que la mère et surtout la deuxième fille, Marianne, se laissent aller à la plus grande tristesse ou à la joie la plus extrême. A la mort du père de famille, la petite famille ne profite que d'un minuscule héritage et doit déménager dans une petite maison appartenant à un ami. Elinor et Marianne rencontrent chacune celui qui va faire battre leur coeur, mais toutes deux auront aussi à faire face à l'incertitude et la déception.


Mon avis :

C'est le troisième roman de Jane Austen que je lis après "Orgueil et Préjugés" (qu'il faudra que je vous commente un jour) et Emma.  A nouveau, les ingrédients typiques de Jane Austen sont au rendez-vous : la critique sociale, l'humour, les personnages très typés et les histoires d'amour contrariées.

05 août 2012

Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, de Maurice Leblanc


Tout le monde connaît le fameux cambrioleur Arsène Lupin. Mais avez-vous déjà lu ses premières aventures ?


Résumé :

Arsène Lupin est un grand voleur, capable de n'importe quel coup. On s'en méfie, mais on ne peut éviter ses coups les plus audacieux. On l'arrête, mais il s'envole des prisons les plus surveillées. Il dépouille ses victimes sans aucun remord, mais est capable de tout remettre en place pour le sourire d'une jolie femme.  Ces neufs nouvelles permettent de découvrir les différentes facettes du gentleman-cambrioleur.


Mon avis :

Pendant les quelques premières pages, je dois vous avouer, j'ai cru m'être trompée de livre. Je visais le premier tome des aventures d'Arsène Lupin, et à la place, je me retrouve avec une histoire où le héros est visiblement déjà connu (et craint), un narrateur qui ne prend pas la peine de se présenter, et une fin... disons, une fin qui ne ressemble vraiment pas à un début d'épopée !  Ai-je commencé par le mauvais recueil ?

25 avril 2012

Le Fantôme de l'Opéra, de Gaston Leroux


Voici une des histoires de fantômes les plus connues au monde...  Et une énooorme déception en ce qui me concerne !


Résumé :

Mais quel est ce fantôme qui hante les couloirs de l'immense Opéra Garnier à Paris ? Un machiniste est retrouvé pendu, un lustre tombe sur les spectateurs, les directeurs de l'Opéra sont victime d'un honteux racket, et tout ceci semble être de la faute du Fantôme, un horrible personnage à la tête de mort que certains disent avoir croisé. Serait-il aussi la cause de la tristesse de la jolie chanteuse Christine Daaé ?


Mon avis :

Je n'ai pas souvent l'occasion d'écrire une chronique négative, mais cette fois-ci je ne vais pas me gêner. Bouh, qu'est-ce que je me suis ennuyée !

21 mars 2012

Bonheur d'occasion, de Gabrielle Roy


Voici un livre qui m'a été offert par un ami canadien qui voulait que je fasse la connaissance d'une oeuvre classique de son pays. Je l'ai lu il y a deux ou trois ans, puis je l'ai rangé dans ma bibliothèque. C'est une lecture commune qui m'a permis de le ressortir et de vous le présenter.


Résumé :

Dans le quartier montréalais de Saint-Henri, un peuple d'ouvriers et de petits employés canadiens-français est désespérément en quête de bonheur. Florentine croit trouver le sien dans l'amour ; Rose-Anna le cherche dans le bien-être de sa famille ; Azarius fuit dans le rêve ; Emmanuel s'enrôle ; Jean entreprend son ascension sociale. Chacun, à sa manière, invente sa propre voie de salut et chacun, à sa manière, échoue. Mais leur sort est en même temps celui de millions d'autres, non seulement à Montréal mais partout ailleurs, dans un monde en proie à la guerre.
(quatrième de couverture)


Mon avis :

Voilà un résumé qui ne se contente pas de raconter un peu l'histoire, mais qui plonge aussi carrément dans son atmosphère.  Tout comme le titre, très bien choisi lui aussi.