Contes de la Bécasse, de Guy de Maupassant


Ce mois-ci, comme le veut le challenge "Un genre par mois", je redécouvre un classique de Maupassant... et je ne pensais pas qu'il me ferait un tel effet. 


Résumé :

Chaque année, à l'époque de la chasse à la bécasse, le vieux baron des Ravots invite les chasseurs a sa table. Un rituel désigne chaque année celui qui aura la chance de déguster la tête des oiseaux mais, en échange, devra raconter une histoire...


Mon avis :

Je suis tombée sur ce recueil de nouvelles un peu par hasard : pour le challenge "un genre par mois", je cherchais un roman classique à lire, et cet article m'a donné envie de me pencher à nouveau sur Maupassant que j'avais découvert pendant mon adolescence.  Comme tout ce que j'ai lu il y a si longtemps, j'ai entamé ce recueil de nouvelles sans savoir du tout à quoi m'attendre. 

Il s'agit donc d'un ensemble de contes très courts, de petites histoires où l'atmosphère prime souvent sur l'intrigue. Ils ont pour point commun d'explorer la nature humaine, sans fard. On sent chez l'auteur une certaine tendresse envers l'humanité ; il parle des défauts et qualités, petits et gros, des hommes et des femmes de son époque. Certaines histoires ont d'ailleur l'air à la fois tellement loufoques et tellement réalistes, parlent de personnalités tellement hors-normes mais décrites sans exagérations, qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit d'histoires réelles. En lisant par exemple "Farce normande" (à propos d'une drôle de blague jouée à un jeune marié) ou "Un Normand" (à propos d'un drôle de bonhomme qui fait commerce de prières et de statuettes de saints), je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer l'auteur, en visite à la campagne, rencontrant de tels personnages ou notant dans un petit carnets les histoires de village qu'on lui raconte autour d'un verre. D'autres "contes" (par exemple "Le testament") racontent des histoires de familles du genre à rester longtemps dans les mémoires. Ce recueil nous plonge ainsi dans les vies depuis longtemps terminées, dans des drames qui ont secoué des vies et aussi dans de petites anecdotes plus joyeuses, et la plume de l'auteur est extraordinaire pour nous faire vivre, en quelques pages seulement, toutes ces vies si différentes de ce qu'on connaît actuellement.

Career of Evil, de Robert Galbraith


Je déserte ce blog depuis un certain temps à cause d'une vie un peu trop chargée pour avoir du temps à lui consacrer, mais ça ne m'empêche pas de continuer à lire, surtout en audiolivre. Alors aujourd'hui je vais faire peut-être quelques jaloux en vous présentant un très bon polar qui vient à peine de sortir en VO, autant dire qu'il ne sera pas disponible en VF tout de suite... Mais il vaut la peine d'attendre !


Résumé :

Cormoran Strike a l'habitude du sang et des meurtres, avec son expérience militaire et de détective privé. Mais sa jeune associée, Robyn, beaucoup moins. C'est donc particulièrement horrible quand c'est elle qui reçoit un paquet très particulier : une jambe de femme, bien emballée, livrée sur son lieu de travail. Cormoran se doute que ce colis menacant lui est en fait destiné et fait le tour de ses ennemis : parmi les meurtriers qui le haissent, qui serait assez vicieux pour lui préparer un tel cadeau ? 


Mon avis : 

Voici le troisième épisode des aventures de Cormoran Strike, la série policière que J.K. Rowling publie sous le pseudonyme de Robert Galbraith. J'avais beaucoup aimé les premiers tomes : "L'appel du coucou" m'avait un peu étonnée à cause du fait que l'enquête n'a pas vraiment de sens avant le milieu du livre environ, et "Le ver à soie" m'avait tout simplement enchantée sous sa forme audiolivre. J'ai donc sauté sur le troisième tome dès sa sortie, à nouveau en audiolivre, et je l'ai dévoré (avec mes oreilles - oui c'est possible).