Quand on a parlé du décès du prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez, j'ai jeté un oeil dans ma bibliothèque pour vérifier ce que j'avais déjà lu de lui. Il y avait "Chronique d'une mort annoncée" que j'ai beaucoup aimé mais que je n'ai bizarrement pas commenté, et puis "L'amour aux temps du choléra", que j'avais commencé et arrêté pour je ne sais quelle raison. Alors j'ai repris cette lecture, qui s'est avérée bien différente de ce à quoi je m'attendais !
Quelque part dans les Caraïbes, le docteur Juvénal Urbino découvre le suicide d'un ami qui avait décidé de ne pas affronter la vieillesse. Cet évènement le renvoie à son propre âge avancé, à celui de son épouse Fermina Daza et à leur long mariage qui n'a pas été sans difficultés. Il ignore que dans la même ville, un autre homme attend sa mort pour retrouver celle qu'il aime depuis plus d'un demi-siècle.
Mon avis :
Je dois dire que j'ai été surprise par ce roman dont je ne connaissais que le titre. Le début concerne avant tout la mort de Jeremiah de Saint-Amour, adversaire aux échecs et ami de Juvénal Urbino, qui laisse comme testament une longue lettre de révélations. Le docteur Urbino semble très affecté à la lecture de cette lettre et elle semble contenir de lourds secrets ; je m'imaginais donc que le roman allait se développer sur ce thème. Et puis non ; on ne découvre qu'un secret qui ne m'a pas paru vraiment justifier le choc du docteur, et ensuite l'intrigue se recentre autour de Juvénal Urbino, Fermina Daza et l'homme qui l'aime depuis toujours, Florentino Ariza. Avec sa construction en aller-retours entre les personnages et entre le passé et le présent, j'ai envie de décrire ce roman comme une série de digressions.
