27 septembre 2010

L'Empire Ultime (Fils-des-Brumes tome 1) de Brandon Sanderson

Voici un roman que j'ai déjà brièvement commenté dans le Livraddict Mag Special Fantasy, après l'avoir lu beaucoup trop rapidement à mon goût. Une lecture commune organisée par Lelf sur Livraddict m'a donné l'occasion de le relire plus a mon aise et de lui offrir un vrai commentaire digne du plaisir que j'ai pris a le lire...


Résumé :

Depuis son enfance, Vin la jeune voleuse se bat pour survivre dans un monde impitoyable où il pleut des cendres le jour, où les brumes envahissent la nuit, où le peuple d'esclaves, les skaa, meurt sous l'effort et les coups des maitres nobles. L'humanité est sous la coupe d'un Dieu vivant au pouvoir depuis mille ans et semble avoir renoncé a se rebeller. Mais Kelsier, le plus grand voleur connu, apprend a Vin qu'elle a un don extrêmement rare : c'est une fille des brumes qui peut utiliser la magie allomancienne tirée des métaux. Et il l'engage dans un projet complètement fou : renverser l'Empire Ultime...


Mon avis :

Je vous préviens tout de suite : n'attendez pas de moi un avis trop objectif a propos de ce livre. Quand je m'emballe, c'est pour de bon. J'aime beaucoup la fantasy et son pouvoir de dépaysement supérieur (d'après moi) aux autres genres littéraires, mais je ne suis pas gagnée d'avance (par exemple, je n'ai pas du tout aime Les Dames du Lac qui est pourtant largement plébiscité). Là pourtant, j'ai été très vite emportée et pour tout vous dire, je prends un plaisir particulier a rédiger ce billet rien que pour pouvoir retrouver un moment le pouvoir envoûtant de cette lecture.

Je ne sais pas ce qui m'a particulierement marquée dans cette histoire. Une partie du plaisir vient probablement du monde original et fantastique qui est créé ici. Avec ces histoires de pluies de cendre qui salissent tout, de végétation brune et aride, de brumes nocturnes où se cachent des monstres, jusqu'au palais du Seigneur Maître hérissé de pointes, tout reflète une atmosphère sombre et sans espoir mais pourtant bizarrement crédible.

Au milieu de tout ça débarque une brochette de personnages improbables : Kelsier d'abord, qui a vécu la pire des tortures aux mains du Seigneur Maitre et qui pourtant arbore constamment un grand sourire et un humour sympathique alors que le reste de son peuple courbe le dos. La troupe de voleurs qu'il rassemble fait franchement penser à l'équipe du film Ocean's eleven, des voleurs talentueux qui ne se prennent pas au serieux et s'embarquent dans une mission apparemment impossible. Chacun a sa petite personnalité qu'on apprend à découvrir - j'ai particulièrement aimé Ham, le Cogneur philosophe - et entre eux il y a une complicité qui est l'une des composantes rendant cette histoire si agréable a lire.

Une autre de ces composantes est la magie originale tournant autour de tout un système complexe créé par l'auteur : l'allomancie. Les allomanciens ont la capacité de "brûler" un ou plusieurs métaux après les avoir ingurgités (beurk...) et ces métaux leurs founissent, le temps de leur combustion, les pouvoirs qui leurs sont associés. Certains pouvoirs sont assez "communs" (gagner de la force, influencer les émotions,...) mais d'autres sont tout a fait inattendus, comme exercer une attraction ou une répulsion sur les métaux proches à la manière d'un aimant ce qui permet aux allomanciens de se déplacer de façon acrobatique. C'est bien conçu, bien expliqué et intégré dans l'intrigue de façon à en devenir un rouage essentiel.

Mais je crois que ce qui fait vraiment la valeur de ce roman, c'est l'intrigue.  L'action est incessante, le suspense très bien construit et les surprises pleuvent.  Pas un temps mort ne risque de décrocher le lecteur ; j'ai suivi avidement toutes les péripéties et je n'ai rien vu venir, ni défaites ni victoires.  L'histoire se construit autour de Vin qui n'est pas au courant de tout et qui se laisse surprendre comme le lecteur. Dans les dernières pages, tous les éléments se mettent en place et presque tous les mystères sont résolus.  Il ne reste que quelques minuscules fils d'intrigue dont on pressent qu'ils mèneront au tome 2, mais qui n'empêchent pas d'arrêter là sa lecture sans aucune frustration.

Bref, une lecture plaisir comme je les aime, un récit qui m'a vraiment emportée au point d'être triste de l'avoir déjà terminé.  Il me reste les tomes 2 et 3 pour poursuivre l'aventure, mais malheureusement ils n'ont pas encore été traduits, et j'hésite à acheter ces tomes en anglais quand je possède déjà le premier en français... Quel dilemme !


La fiche Bibliomania sur ce livre :


Les avis de mes co-lecteurs :
Lelf
Leyla
Taliesin
Miss Spooky Muffin
lexounet
Phooka

26 septembre 2010

Jane Eyre, de Charlotte Brontë

Jane et moi, c'est une longue histoire d'amour...  Ma mère me racontait déjà son histoire quand j'étais petite, je l'ai lu et relu en français, et je l'ai également découvert en anglais dès que mon niveau est devenu suffisant.  C'est aussi le premier livre que je lis en entier sur l'iPad.  J'ai donc sauté sur l'occasion d'une lecture commune pour vous en parler, enfin...


Résumé :

Dans l'Angleterre rurale du XIXème siècle, la petite Jane est élevée par sa tante, Mrs Reed. La petite orpheline imposée à sa famille d'adoption est détestée par sa tante, tourmentée par ses cousins, et trouve peu d'affection auprès du domestique.  Un jour où une punition particulièrement injuste lui cause une crise de nerf, le médecin conseille de l'envoyer en pension et Mrs Reed saute sur l'occasion pour se débarrasser de la petite fille encombrante.  Mais à la pension Lowood, la vie n'est pas rose pour les enfants...


Mon avis :

Que dire d'un tel monument de la littérature anglo-saxonne ?  J'ose à peine imaginer les milliers de pages d'analyse de cette oeuvre, les millions de petits anglo-saxons qui se sont obligés de le lire à l'école, les conférences, les thèses de doctorat, les adaptations...  Mon petit avis a peu de poids face à tout ça !

Qu'à cela ne tienne : je pense que vous serez intéressés de savoir ce que moi, j'y trouve. J'ai lu un jour une citation très juste : "Un bon livre est celui qu'on retrouve toujours plein après l'avoir vidé".  C'est tout à fait ce que je ressens en lisant et relisant ce livre.  

La première fois, j'étais envoûtée par l'histoire, les aventures de cette pauvre orpheline qui se bat pour trouver une place dans la société.  Sa soif d'affection étant enfant, ses souffrances à Lowood, son histoire d'amour avec Mr Rochester est tourmentée et romantique à souhait, son errance, ses espoirs...  Tout est si bien décrit qu'on les ressent avec elle.  Cette héroïne fait partie de mes préférées : elle est juste, vraie.  Elle ne s'appitoie pas sur son sort, reste intègre et fidèle à ses principes sans que ceux-ci ne l'empêchent d'être heureuse.  Elle n'est pas sans défaut et elle le reconnaît.  Je m'attache à elle à chaque fois que je relis ce livre, c'est autant une enfant qu'une jeune femme remarquable.

Aux lectures suivantes, j'ai pris le temps d'apprécier le style narratif. Certains le trouveront un peu lourd à cause de son caractère classique, mais ce n'est pas mon cas.  Chaque mot est bien choisi - en anglais, et en français les traductions sont généralement excellentes. Les descriptions sont surtout centrées sur les sentiments de Jane qui reste très sensible au travers de toutes ses aventures, et les sensations qu'elle dépeint gardent une actualité et une universalité étonnantes.  Elle parle de mélancolie, de joie, de bonheur ou de toute autre chose avec une telle vérité que le lecteur, même deux siècles plus tard, s'y reconnaît. Ce qui nous permet de vivre ce roman comme si on y était, et ce qui fait probablement son succès au cours du temps. 

Par la suite, alors qu'après maintes lectures je connais ce roman presque par coeur, je peux un peu prendre mes distances et le regarder avec l'oeil de la lectrice du XXIème siècle que je suis. J'aime alors y lire la modernité des vues de Charlotte Brontë.  La pauvre Jane se trouve dans la situation sociale la pire qui puisse exister à l'époque : née et élevée comme une petite fille riche, intelligente et cultivée, elle n'a pourtant aucune famille sur laquelle compter et aucun droit en société.  Elle se trouve entre deux classes sociales et n'appartient à aucune des deux, une situation que les soeurs Brontë connaissent d'autant mieux qu'elle est la leur. Comme la soeur de Charlotte, Anne, Jane Eyre va se tourner vers la seule situation qui lui soit accessible, celle de gouvernante. 

Le problème est que Jane a un caractère et une volonté très affirmés ainsi qu'une passion et une soif d'affection qui se marquent dès son plus jeune âge.  Si elle parvient à se dominer en grandissant, se conformant aux attentes vis-à-vis de son sexe et de sa classe sociale, elle reste sensible, rêveuse et volontaire à la fois. C'est pourquoi elle sera attirée vers le premier esprit aussi indépendant et intéressant que le sien, Mr Rochester, lequel ne se sent pas non plus tout à fait à l'aise dans la classe sociale privilégiée mais superficielle à laquelle il appartient. 

Mais voilà, ça ne pouvait pas fonctionner.  Les deux sont trop différents malgré tout, trop marqués par leur éducation.  Même si un événement cruel ne venait les séparer brutalement, on sent que les attentes ne sont pas les mêmes.  La société non plus ne les accepterait pas, d'ailleurs.  Il faudra que le destin se charge d'enrichir l'une et d'appauvrir l'autre pour qu'ils aient enfin le droit d'être pleinement heureux. 

Au travers de cette oeuvre, j'ai l'impression que Charlotte Brontë s'est amusée à renverser les barrières sociales qui l'emprisonnent elle-même en créant un conte de fée à sa façon.  Ce côté révolutionnaire est moins perceptible à l'heure actuelle, ce qui fait qu'en se remettant dans l'état d'esprit de l'époque, on peut apprécier cette lecture à un autre niveau et apprendre à admirer Jane et sa créatrice pour leur indépendance d'esprit.

Voilà le genre de livre dont je pourrais parler pendant des heures, mais je vais essayer de vous épargner.  Mon conseil : lisez-le.  Juste pour voir, parce que ça fait partie du patrimoine littéraire mondial et que c'est une oeuvre à laquelle on peut s'attacher, par laquelle on peut se laisser emporter et émouvoir, sans le moindre effort. Et en plus, elle est disponible gratuitement sur internet et très bon marché en version papier... Allez-y, foncez ! 


La fiche bibliomania du livre :

Les avis de mes co-lecteurs :
- Aily
- Jana 
- Cacahuète
- Gerry29 
- Cécile
- Chocolatée
- Setsuka

8 septembre 2010

Joyeux anniversaire, Livraddict !

Et voilà, on y est : ça fait un an que le site Livraddict existe ! J'ai du mal à y croire, et je suis fière de pouvoir dire que j'y étais depuis le début ! C'est le moment d'une petite séance nostalgie, vous ne croyez pas ?

Alors, il y a un an et demi... J'étais déjà en Finlande. Je lisais très peu (de romans), ma bibliothèque se limitait à quelques bouquins éparses, et j'avais d'autres choses plus urgentes à ramener de Belgique à chacun de mes voyages. J'étais complètement déconnectée du monde littéraire, je n'avais aucune idée des sorties ni des livres à ne pas rater, moi qui avais été auparavant une si grande dévoreuse...

Mais je me suis inscrite sur Facebook, et j'y ai retrouvé Jess, une amie d'université dont je me souvenais très bien. Elle avait commencé un blog littéraire et, par curiosité, j'y suis allée faire un tour régulièrement. Le jour où elle a mis en ligne son billet sur Millénium, que j'avais lu, je lui ai répondu par un commentaire si long qu'elle m'a proposé de me laisser publier mes propres avis sur son blog.

Alors bien sûr, quand elle a ouvert son forum de lecture "Nos livres et nous", j'en suis vite devenue un des membres les plus assidûs. J'ai pourtant été étonnée quand c'est moi qu'elle a contacté pour commencer une nouvelle aventure qu'elle venait d'imaginer : Livraddict. A l'époque (il y a un an et quelques jours !), j'ai même participé à l'étape fastidieuse qui consistait à copier-coller les messages de "Nos Livres et Nous" sur le nouveaux forum "Livraddict", appelé à devenir un site bien plus complet... Que de souvenirs !

Un an plus tard, je suis toujours là. Et le site est beaucoup, beaucoup plus qu'un forum. J'utilise sa bibliothèque virtuelle avec passion, je reçois des tas de livres intéressants grâce aux partenariats, je prends beaucoup de plaisir à rédiger et mettre en page le Livraddict Mag, j'organiser les Book Clubs et y participe souvent... Je fais partie d'une communauté avec laquelle je peux parler de ma passion, ce qui n'est absolument pas possible là où je vis, et je me sens fière d'apporter ma petite pierre à l'édifice. Même quand je suis totalement overbookée, je n'imagine pas un seul instant de laisser ma place de modératrice à qui que ce soit.

Et surtout, je lis beaucoup, beaucoup plus ! J'ai déjà changé deux fois de bibliothèque (et la nouvelle est déjà trop petite). J'explore sans cesse de nouveaux genres, de nouveaux titres, je multiplie les découvertes sensationnelles et j'ai l'impression d'être devenue une vraie droguée. C'est tellement vrai : quoi de plus "planant", dépaysant et délassant, qu'un bon roman qui vous emporte très loin ? J'ai aussi ouvert un blog de lectures, et j'y reçois régulièrement des visites d'autres blogolecteurs dont je suis moi-même les billets. Enfin, chaque jour qui passe me permet de découvrir, via les échanges sur Livraddict, une nouvelle oeuvre que je dois absolument me procurer. Une vie ne sera jamais assez pour tout lire !

Voilà donc un petit bonheur, une de ces choses qui donne du sens à ma vie. Et j'espère que ça va durer encore très, très longtemps. Merci Livraddict !

5 septembre 2010

Les grandes blondes, de Jean Echenoz

Voici un roman que j'avais de toutes façons très envie de lire, depuis que je l'ai feuilleté chez une amie qui entame une thèse de doctorat sur cet auteur.  Sachant que quelqu'un que je sais saine d'esprit envisage la possibilité d'écrire plusieurs centaines de pages d'analyse sur une oeuvre, moi je ne peux pas résister à la curiosité de savoir à quoi ça ressemble.  J'ai reçu en cadeau deux romans d'Echenoz : "Les grandes blondes" et "Courir".  Et je me suis aventurée à la recherche d'une grande blonde...


Résumé :

Vous travaillez pour la télévision.  Comme vous souhaitez produire une série sur les grandes filles blondes au cinéma, mais aussi dans la vie, vous pensez faire appel à Gloire Abgrall qui est un cas particulier de grande blonde.  On l'a vue traverser, dans les journaux, les pages Arts et spectacles puis les pages Faits divers du côté des colonnes Justice, il y a quelques années.  Ce serait bien, pensez-vous, de lui consacrer une émission.  Certes.  Malheureusement, Gloire est un peu difficile à joindre. 
(quatrième de couverture)


Mon avis :

Par où commencer pour vous parler de cette expérience littéraire déroutante ?  Par le début du roman, probablement.  

Et on peut dire que ça commence bien. Dès la première phrase, l'auteur interpelle le lecteur par un procédé narratif inattendu : "Vous êtes Paul Salvador et vous cherchez quelqu'un."  Qui ?  Moi ?  Oui, vous. L'auteur explique gentiment que moi, lectrice, je suis à la recherche d'une ancienne star de la chanson à la carrière éphémère, qui a disparue de la circulation après avoir été condamnée pour meurtre.  Il m'apprend que j'engage une société de détectives privés, lesquelles voient sans cesse la demoiselle leur filer entre les doigts après avoir fait preuve de comportements plutôt extrêmes.  Puis je deviens quelqu'un qui cherche Paul Salvador, histoire d'avoir l'occasion de faire sa connaissance. Et quand l'auteur abandonne ce petit artifice de language, le lecteur est déjà trop impliqué dans l'aventure pour ne pas continuer à tourner les pages.

D'autant plus que dès le début, la langue simple et agréable d'Echenoz nous offre quelques petites citations à croquer. Un exemple :
"Le temps avait changé (pluie fine) et Donatienne aussi s'était changée.  Cela n'était pas tout de suite perceptible mais, son imperméable tombé, ce qu'elle portait se révéla plus exigu que la veille encore, si court et décolleté que ces adjectifs tendaient cette fois à se confondre, envisageaient de s'installer et vivre à deux dans la même entrée du premier dictionnaire venu."
Autre orginalité du même style : le petit personnage de Béliard qui accompagne Gloire dans sa folie, et dont la présentation déjà vaut son pesant d'or :
"Au mieux, Béliard est une illusion.  Au mieux il est une hallucination forgée par l'esprit déréglé de la jeune femme.  Au pire il est une espèce d'ange gardien, du moins peut-il s'apparenter à cette congrégation.  Envisageons le pire.
S'il en est vraiment un, né trop moche et trop petit pour être officiellement reconnu par une confrérie soucieuse de son physique de cinéma, tout de suite on l'a placé à l'Assistance.  A moins qu'on l'ait abandonné sur une aire d'autoroute à l'occasion d'un déplacement, d'une procession, d'un congrès d'anges à l'étranger, cadenassé par son auréole de service à un poteau indicateur.  Toujours est-il que très jeune il lui a fallu se débrouiller seul, mettant à profit malgré tout les dons et qualités conférés par sa naissance.  Mais ignoré des siens, renié par sa hiérarchie, peut-être même frappé d'interdiction professionnelle, c'est en free-lance qu'il exerce le métier, hors cadre et le plus discrètement possible."

Alors on continue à lire, bien entendu, et on se demande ce qui va bien pouvoir arriver à cette Gloire Abgrall totalement imprévisible et absolument sans scrupules.  Tout en suivant, en parallèle, les efforts infructueux des détectives privés à sa recherche et les élucubrations de Paul Salvador à propos des grandes blondes.

Et c'est là que ça commence à coincer. Parce que tout ça ne mène à rien. Ca commence tellement fort, autant du côté de Gloire que des idées surréalistes de Salvador, qu'on s'attend à une montée dans l'incroyable qui se termine en apothéose de l'inattendu. Et au contraire, c'est la descente progressive vers la normalité.  C'est toujours aussi bien écrit mais sur le fond je me suis sentie totalement arnaquée. Le genre d'histoire où l'on se dit : "quoi, c'est tout ?".  Pourtant c'est bien un happy end, mais le genre à terminer en conte de fée une aventure où l'on aurait espéré quelque chose de bien plus savoureux. Si même le dernier paragraphe avait été différent...  Mais non. 

Alors je dois dire que je suis vraiment perplexe : où l'auteur voulait-il en venir ?  Voilà peut-être le genre de choses sur lesquelles on écrit une thèse.  Je vais me renseigner, si j'en apprends plus je vous tiens au courant. 

Bref, une lecture qui s'apparente à un voyage dont j'ai aimé le trajet tout en étant déçue par la destination.


Pour en savoir plus :
- la page de Wikipédia sur Jean Echenoz, avec des renseignements intéressants sur l'oeuvre de l'auteur.

2 septembre 2010

Et voici le Livraddict Mag n°3 !

Encore une fois, je dois vous demander de m'excuser pour ce long silence bloguesque.  Il faudra s'y habituer pourtant : tous les trois mois, à la veille de la sortie du nouveau Livraddict Mag, je passe tout mon temps libre à sa mise en page... Mais c'est un plaisir et en plus ça en vaut largement la peine : car les  excellents articles rédigés par la Team et, cette fois, par des membres de Livraddict également, valent la peine d'être mis en valeur le mieux possible.  

Bref, je suis extrêmement fière de vous présenter ce travail collectif très réussi : le Livraddict Mag n°3 spécial Fantasy !  Vous y découvrirez des interviews d'auteurs et d'autres personnalités du monde littéraire, des présentations de maisons d'éditions et de collections spécialisées en fantasy, des découvertes de toutes sortes pour les fans du genre comme les novices, un grand concours, et surtout, beaucoup, beaucoup de livres à ne pas manquer !  Vous allez aimer, j'en suis sûre...  Il suffit de cliquer sur la couverture du mag pour le lire. Vous pouvez aussi le télécharger ici




De plus, cette édition est accompagnée d'un encart spécial célébrant le premier anniversaire de Livraddict qui tombe ce mois-ci !  L'équipe en profite pour vous révéler les secrets du site, son histoire, présenter les modos qui s'en occupent, et vous dévoile toutes les festivités prévues pour célébrer cet anniversaire. Venez lire cet encart pour faire la fête avec nous !  Vous pouvez également le télécharger ici



Voilà, maintenant que tout ceci est prêt, je vais pouvoir (essayer de) retourner à mes chroniques habituelles.  Faites passer le message  :)