C'est lundi ! Que lisez-vous ? (8)


Recommençons cette semaine avec le rendez-vous initié par Mallou !






Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ? 

La semaine dernière, j'ai surtout lu Les Mendiants des mers, tome 1 : Le Sceau de Ran de Paul Kearney, reçu en partenariat via Livraddict.  Je l'ai d'ailleurs terminé et commenté récemment sur ce blog.  Ca se lit assez vite mais comme j'ai été pas mal occupée par ailleurs, je n'ai rien lu de plus.


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Je viens de commencer "Seven Sorcerers", un livre fantastique jeunesse de Caro King.  C'est pour une lecture commune qui aura lieu dans peu de temps mais ça se lit vite.


Que lirai-je la semaine qui vient ?

Je pense que j'aurai vite fini "Seven Sorcerers".  Après, je ne sais pas trop : je n'ose pas avancer de pronostics parce que dès que je dis ce que je vais lire, c'est autre chose que je choisis !  J'ai emprunté "Howl's moving castle" à la bibliothèque, j'ai reçu récemment un tome de Mercy Thompson ainsi que la suite de "The Eight" lu il n'y a pas longtemps, les trois tomes du Seigneur des Anneaux devraient débarquer dans ma boîte aux lettres dans pas trop longtemps, et j'ai encore toute une pile de romans qui attendent dans ma PAL.  Y'a du choix !


Et vous, que lisez-vous ?

Le Sceau de Ran, de Paul Kearney

Voici un livre que j'ai reçu en partenariat via Livraddict.  Moi qui n'y avais plus participé depuis des mois, j'ai craqué sur un roman de fantasy au résumé alléchant, malgré le fait qu'il s'agisse du premier tome d'une série ("Les mendiants des mers") en cours d'écriture et de traduction. Résultat : me voilà avec une nouvelle série dans ma wish-list...  Mais laissez-moi vous raconter dans l'ordre.


Résumé : 

Dans un monde abandonné par son créateur a autrefois existé une race très ancienne, "Ceux d'Avant", doués de pouvoirs que l'humanité peut à peine imaginer.Selon certaines légendes, ils furent les derniers des anges. D'autres prétendent qu'ils étaient des démons.
Rol Cortishane a grandi dans un petit village de pêcheurs isolé sans savoir quelle était au juste place en ce monde. Mais le sang de cette race depuis longtemps oubliée coule dans ses veines et va décider de sa destinée. Marqué du sceau de Ran, accusé de sorcellerie et de magie noire, Rol doit fuir son village et trouver refuge dans la Tour du mage Michal Psellos, un personnage sombre et effrayant qui règne en maître.


Mon avis :
Comme dans beaucoup de roman de fantasy, l'histoire commence avec un passage incompréhensible.  On y parle de légende, de races, de dieux.  Dès les premières pages, le lecteur est mis dans l'ambiance de la vie du petit Rol, un gamin qui habite en-dehors de toutes communauté avec une petite famille artificielle.  Un monde rural et maritime s'installe tout naturellement, dans une époque non identifiée ressemblant au XVIIème siècle, sur une terre étrangère mais pas particulièrement originale.

Mais dès le deuxième chapitre, l'aventure s'emballe. Rol, adolescent, est chassé de chez lui, contraint de se réfugier dans une ville barbare, auprès d'un homme aussi étrange que cruel. La première partie s'enroule autour de cette trame, au coeur de l'injustice d'une civilisation sans foi ni loi.  C'est dur, violent, et mystérieux aussi. C'est à partir de là que j'ai commencé à accrocher véritablement, malgré (ou peut-être à cause de) l'injustice et la noirceur de l'intrigue.  Les personnages qui la peuplent sont bien décrits mais gardent surtout de larges zones d'ombres.  C'est assez frustrant et parfois j'ai eu l'impression que certains n'étaient pas cohérents dans leurs comportements, mais au fur et à mesure que l'histoire évolue il semble qu'ils aient encore beaucoup à dévoiler.

La deuxième partie, qui occupe la deuxième moitié du livre, est tout à fait différente.  Elle se situe dans la continuité de la première, mais l'aventure cette fois se déroule sur un terrain très particulier : sur les mers. Et cette partie-là, je l'ai carrément dévorée en une soirée.  Plus j'avançais, et moins j'étais capable de décrocher.

Car les aventures maritimes de Rol sont tout bonnement époustouflantes.  Soit l'auteur est un marin chevroné et passionné, soit il s'est documenté de façon magistrale.  Il ressuscite avec maestria la passion de navigation de ceux qui ont exploré les mers sur les plus beaux navires, à une époque où être marin était une profession de foi.  Le vocabulaire est très précis et beaucoup de mots techniques me sont largement passés au-dessus de la tête, mais ils font partie du charme de la reconstitution, et ils n'empêchent pas de bien suivre les moindres péripéties.  

Car il y en a, des péripéties !  Toute cette seconde moitié est pleine de rebondissements et d'aventures de plus en plus palpitantes.  Plusieurs passages m'ont littéralement coupé le souffle !  J'ai été transportée au coeur d'une lutte contre la tempête, de la construction de navire et d'un abordage corsaire encore plus réalistes que dans un film.  Je n'ose pas vous en dire trop pour ne pas gâcher la surprise, mais en ce qui me concerne, j'ai été tout simplement emportée, et c'est un sentiment rare mais délicieux.

Finalement, le seul gros défaut de ce roman, c'est que la deuxième partie n'a pas encore été traduite - je n'oserais pas tenter l'aventure en VO à cause des termes de marine - et que les épisodes suivants n'ont pas (encore) trouvé d'éditeur. Mais ils sont déjà dans ma wishlist et je me permets de vous le conseiller plus que chaudement : que vous aimiez la fantasy, la marine ou tout simplement l'aventure, foncez.

Bref, je ne sais pas si je dois dire merci à Livraddict et au Livre de Poche pour avoir fait naître en moi une nouvelle addiction... Mais si, parce que c'est si bon !



La fiche Bibliomania du livre, avec les différentes éditions et les avis des membres
La discussion à propos de ce livre sur Livraddict
Pour acheter le livre

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (7)


Et c'est reparti pour une semaine de lecture et autres folies  :)





Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ? 

Toujours la biographie de Florence Nightingale que je continue à enregistrer sur dictaphone pour une personne qui a des problèmes de vue (ça avance, ça avance !), mais surtout j'ai terminé   "The Eight" de Katherine Neville juste à temps pour le Book Club de janvier qui a eu lieu mercredi.  Ce ne fut pas difficile vu que j'ai avalé la fin. J'ai ensuite enchaîné sur Les Mendiants des mers, tome 1 : Le Sceau de Ran de Paul Kearney, reçu en partenariat via Livraddict.  Lui aussi il se lit assez rapidement ce qui fait qu'il avance bien, même si je n'ai pas beaucoup de temps pour lire.


Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 

Le Sceau de Ran, pour une fois exclusivement.


Que lirai-je la semaine qui vient ?

Après le Sceau de Ran, que je compte bien terminer très bientôt, je commencerai la relecture de "La Communauté de l'Anneau" qui fait l'objet d'une lecture commune prévue pour le 31 janvier (je l'avais presque oubliée, vive le calendrier Livraddict !).


Et vous, que lisez-vous ?

Le Huit, de Katherine Neville

Il est temps que je publie cette chronique à propos du livre qui faisait l'objet du book club de mercredi passé !  Voici donc Le Huit, un thriller historique et mystique.


Résumé :
New York, décembre 1972 : Catherine Velis, jeune experte en informatique, est envoyée en Algérie travailler pour l'Opep.  Mais avant son départ, les événements bizarres se succèdent, autour d'une diseuse de bonne aventure, de pièce d'un jeu historique, et d'un Grand Maître russe des échecs. 

Sud de la France, printemps 1790 : Mireille de Rémy et sa cousine Valentine sont novices dans l'abbaye fortifiée de Montglane. Alors que la révolution bat son plein, la Mère supérieure les charge d'une étrange mission : disséminer à travers le monde les pièces du jeu d'échecs de Montglane, qu'un Maure aurait offert à Charlemagne. Celles-ci, réunies, renfermaient un secret qui donnerait accès à une terrible puissance. Les deux cousines partent alors pour Paris où sévit la terreur. 


Mon avis :

J'ai mis longtemps à lire ce livre.  Les très belles couleurs de la couverture de la version anglaise rééditée récemment ne l'ont pas empêché de traîner sur ma table de chevet et dans ma valise pendant de longues semaines.  Car j'ai mis longtemps à m'y plonger réellement.

D'une part, il y a l'histoire de Mireille et Valentine, les deux peties novices qui se voient raconter une fabuleuse histoire et confier les pièces d'un jeu d'échec capable, paraît-il, de faire tourner la tête de Charlemagne. Ce côté historique sur fond de Révolution française n'avait rien pour me déplaire, mais j'ai vite été dérangée par l'habitude que prend l'auteur de faire entrer en scène, à chaque chapitre, au moins un ou deux personnages historiques.  Au début ça se tient assez bien : ces hommes politiques qui ont fait la Révolution ont sûrement eu l'occasion de croiser et recroiser, et par conséquent on peut imaginer une aventure qui se déroulerait dans leur milieu.  Mais ça devient vite exagéré. On dirait que seuls les hommes et femmes dont l'histoire a retenu le nom avaient droit de cité dans cette aventure. Et bientôt ce sont des étrangers, des artistes, des écrivains, des scientifiques, des princes et rois qui entrent dans la danse, l'auteure ne recule devant rien.  Ce côté artificiel m'a beaucoup lassée. 

De l'autre côté, il y a l'histoire de Catherine, jeune experte informatique américaine, contemporaine - quoi qu'il y a un doux côté rétro à cette histoire qui se déroule à la fin des années '70 - et surtout vivante et sympathique. Le problème avec elle, c'est qu'elle se retrouve entraînée dans une série de petites aventures bizarres sans queue ni tête dont on se demande ce qu'elle peuvent bien avoir en commun. Il faut longtemps, en fait jusqu'à l'arrivée de Catherine en Algérie vers le milieu du livre, pour qu'on puisse leur trouver un peu de sens. 

Mais à partir de là, tout va mieux.  J'ai continué à préférer les aventures de Catherine, car celles de Mireille m'ont toujours parues trop "mystiques" ou grandioses, même si quelques passages sont particulièrement touchants et l'atmosphère générale de l'époque assez bien rendue. Mais chez Catherine, il y a une amie au caractère insolents et aux reparties exquises, un petit chien adorablement méchant, un joueur d'échec sexy et mystérieux, et de façon générale un entourage surprenant mais très bien campé.  Et puis les aventures de Catherine, une fois en Algérie, deviennent haletantes, entre le désert, les montagnes, la mer et la casbah...

Bien sûr l'histoire de Mireille et de Catherine se rejoignent à un moment donné.  Et toutes les questions trouvent des réponses - enfin, presque toutes, car en ce qui me concerne il reste encore quelques ombres.  Et arrivé au bout, on est presque triste que ça se finisse, ce qui est toujours bon signe.

Au final, un début pas trop concluant pour une suite qui m'a incitée à commander directement le deuxième volume de cette aventure ; un roman sympathique et bien documenté, qui sans être exempt de défauts fait passer un très bon moment.   Je n'en avais jamais entendu parler avant le Book Club et ce fut un plaisir de faire cette découverte.



C'est lundi ! Que lisez-vous ? (6)

Ca y est, je me suis remise à lire sérieusement !  Je vais pouvoir vous raconter des trucs dans cette rubrique  :D



Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ? 

Outre la biographie de Florence Nightingale que je continue à enregistrer sur dictaphone pour une personne qui a des problèmes de vue (j'en suis à un tiers et j'ai envie de jeter ce bouquin par la fenêtre mais je tiens bon), j'ai enfin repris un semblant de rythme de lecture.  J'ai pu ainsi avancer sérieusement dans  "The Eight" de Katherine Neville qui fera l'objet du Book Club de janvier, ce mercredi.  J'ai commencé à bien entrer dans l'histoire seulement à partir du dernier tiers, mais là maintenant je galoppe et il ne m'en reste plus que 10% d'après Bibliomania.


Qu'est-ce que je lis en ce moment ? 

Outre The Eight, j'ai jeté un oeil à Purge de Sofi Oksanen, qui me faisait de l'oeil depuis des semaines (on en parle tellement par ici, vu qu'elle est Finlandaise !) et que j'ai reçu pour Noël.  Je n'ai parcouru qu'une vingtaine de pages et je crois que j'aimerai, à condition de le lire à un moment où j'ai le moral, car ça a l'air assez noir.  C'est dans les cartons.


Que lirai-je la semaine qui vient ?

Dès que The Eight sera terminé, je crois que je commencerai par un livre reçu aujourd'hui en partenariat (le premier depuis plusieurs mois) : "Le Sceau de Ran", de Paul Kearney.  Il est pas bien gros mais ça devrait me durer la semaine.


Et vous, que lisez-vous ?

La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier

En ces périodes de vaches maigres point de vue lecture (mais je m'y remets, patience...), voici une de mes anciennes critique qui avait été publiée dans son temps (il y a un an maintenant !) sur le blog de Jess, "Mes livres et moi". Un livre que j'ai beaucoup aimé et qui mérite de figurer sur ces pages aussi...

Certains d'entre vous auront déjà entendu parler de ce roman, qui est assez célèbre et dont on a tiré un film en 2003. En ce qui me concerne, probablement à cause de la peinture sur la couverture, j'imaginais une oeuvre très sérieuse et peu attrayante, et je ne l'avais jamais lu. Puis je l'ai reçu en cadeau il y a quelques temps, et comme ce fut une très bonne surprise, je viens la partager avec vous...


L'histoire:

Griet est une jeune Hollandaise aux grands yeux vivant à Delft au dix-septième siècle. Son père devenu aveugle ne pouvant plus travailler, elle est engagée comme servante dans la maison du grand peintre Vermeer pour nourrir sa famille. Sa position l'oblige à faire preuve de beaucoup de diplomatie pour satisfaire à la fois l'épouse du peintre jalouse de ses prérogatives, sa belle-mère autoritaire, une servante plus ancienne et très susceptible, et les six enfants de la famille, dont l'ainée est difficile et perfide. Entre Griet et son maître se tisse une relation particulière dans cette maison où elle est la seule à comprendre son art; elle l'admire au point de ressentir pour lui un sentiment qui l'amènera à se sacrifier pour sa peinture, ou bien pour lui...



Mon avis:

Sur la couverture de ce roman est reproduite la fameuse toile de Vermeer surnommée "La jeune fille à la perle"; sur les pages du livre, c'est l'histoire de la jeune fille et du tableau qui est imprimée. Une histoire réinventée, probablement plus belle et plus dramatique que la réalité, mais si touchante qu'on aimerait que ce soit vrai.

Je ne m'attendais pas du tout à autant apprécier cette lecture. Le style simple, le ton sérieux et humble de cette narration au premier degré donnent à l'histoire une profonde intensité. La narratrice nous promène au dix-septième siècle comme si c'était aujourd'hui, elle nous décrit sa vie sans tomber dans le portrait historique. L'histoire évolue vers un drame qui n'en est pas un, une apogée du dévouement qui prend une forme toute simple mais dont on ressent toute l'intensité au travers des paroles de Griet. Le tableau de la couverture n'est plus le même quand on le regarde avant d'entamer la première page, ou quand on le retrouve après avoir tourné la dernière: Tracy Chevalier nous a permis de lire dans les yeux de la jeune fille.