29 juin 2014

Harry Potter à l'école des sorciers, de J. K. Rowling


Je vous entends d'ici : "Mais tu n'avais jamais lu Harry Potter ? Est-ce possible ?" Si si, j'ai lu Harry Potter, et plus d'une fois... Mais maintenant je le chronique enfin !


Résumé :

Harry, orphelin de bientôt 11 ans, vit chez son oncle et sa tante en compagnie de son détestable cousin. Considéré par sa famille comme une source de problèmes, son existence est plutôt triste et ordinaire, même s'il lui arrive de temps en temps des aventures inexplicables qui lui attirent régulièrement des punitions. Jusqu'au jour où une étrange lettre qui lui est adressée est confisquée par son oncle. D'autres lettres identiques arrivent, et son oncle fera tout pour qu'Harry ne puisse pas les lire. Car ces lettres mystérieuses annoncent une nouvelle vie pour Harry...


Mon avis :

Je me souviens la première fois où j'ai lu ce premier tome d'Harry Potter. Ca faisait déjà bien longtemps que la folie Harry Potter avait envahi les librairies, mais je n'avais jamais eu vraiment envie de découvrir une histoire pour enfants. Jusqu'au jour où je me suis rendue compte que mon petit frère, qui ne lisait jamais, était déjà arrivée au quatrième tome ! Je me suis demandée ce que cette série avait de si spécial pour qu'il la lise, je lui ai emprunté le quatrième tome, je me suis rendue compte qu'il était moins enfantin que je ne pensais mais que je devrais commencer par le premier pour comprendre ce qu'il s'y passait, alors j'ai emprunté le premier tome au petit frère en question et je me suis lancée.

27 juin 2014

Les Misérables, de Victor Hugo - en pièce radiophonique


J'ai enfin réussi à découvrir ce grand classique qui me faisait peur : en l'abordant sous une forme bien plus ludique !


Résumé :

Jean Valjean a passé 19 ans au bagne mais une fois sorti, sa peine n'est pas finie : la marque de sa condamnation sur son passeport lui ferme toutes les portes. Sauf celle de l'évêque Monseigneur Myriel, qui rachète son honnêteté en lui offrant l'argenterie qu'il avait tenté de voler. Cette main tendue permettra à Jean Valjean de devenir un homme bon, malgré le passé qu'il est obligé de fuire sans cesse son passé, et d'aider Cosette, la fille illégitime de la pauvre Fantine.


Mon avis :

Les Misérables, c'est exactement le genre de roman dont je me dis que je devrais le lire sans jamais en avoir le courage. Car bien sûr, c'est un classique, c'est Victor Hugo avec sa plume inimitable et son talent pour dénoncer l'injustice sociale, pour camper des personnages qui donnent les larmes aux yeux et offrir au passage l'aperçu poignant d'une époque. Mais ce sont aussi des digressions interminables, des diatribes politiques sur des sujets qui ont perdu depuis longtemps leur actualité, et une noirceur, une tristesse d'autant plus insupportables qu'elles sont rendues réalistes par le talent de l'auteur. J'ai lu il y a longtemps "Notre-Dame de Paris", je me suis permise d'en sauter de longs passages, et j'en suis ressortie avec le moral dans les chaussettes... Ca m'a beaucoup refroidie ! 

24 juin 2014

Le Maître du Haut Château, de Philip K. Dick


Il y a de ces chroniques que je rumine pendant des semaines avant de les publier, en espérant trouver enfin les mots pour rendre justice au livre et à mon ressenti... Celle-ci, qui porte sur un grand classique de la science-fiction, m'attend depuis trois mois, mais je me décide enfin à vous la soumettre pour ce qu'elle vaut. J'espère qu'elle ouvrira au moins une discussion sur ce roman que je ne suis pas sûre d'avoir entièrement compris !


Résumé :

Nous sommes au début des années 60, mais pas celles que nous connaissons : celles où les forces de l'Axe ont gagné la seconde guerre mondiale. Les Etats-Unis sont divisés en trois zones, l'ouest est sous contrôle japonais et l'est sous contrôle allemand ; l'Allemagne a vidé la méditerranée pour en faire de la terre cultivable, a exterminé les populations africaines et slaves, et tente de conquérir l'espace, tandis que le Japon se contente de dominer le pacifique et y exporte sa culture, notamment le Yi-King, le livre-oracle. Différents personnages tentent de survivre au mieux dans ce nouvel ordre des choses : Mr Tagomi, un représentant du Japon à San-Francisco, collectionneur de produits culturels américains que lui fournit Robert Childan, antiquaire prospère mais anxieux; Mr Baynes, mystérieux industriel suédois en mission auprès de Mr Tagomi; Frank Fink, un Juif caché à San-Francisco, et son ex-épouse Juliana, prof de judo dans la zone neutre des Etats-Unis. Mais un livre circule et fascine beaucoup de monde, un roman qui décrit un monde où les Alliés auraient gagné la guerre en 1945...


Mon avis :

J'ai choisi de lire ce livre après m'être rendue compte que je confondais honteusement les termes "uchronie" et "dystopie". J'ai donc vérifié, bien décidée à ne plus me tromper.  La dystopie est une "contre-utopie", un monde géré de façon à ce que ce qui devait aboutir au bonheur de tous devient en fait une société invivable, avec l'exemple typique du roman "Le meilleur des mondes" d'Aldoux Huxley (dont je dois vous parler bientôt). L'uchronie par contre est un monde alternatif imaginé à partir d'un changement dans l'Histoire qui mène à un autre présent. L'article de Wikipédia proposait "Le Maître du Haut Château" comme exemple, et comme je suis aperçue que je ne l'avais pas lu et que je le possédais en ebook, je m'y suis mise immédiatement.

22 juin 2014

Challenge "Relisons Harry Potter"


En ce moment, je suis dans une période de grande lecture. Chez moi ça va et ça vient, en fonction des périodes de l'année (il m'est plus facile de lire beaucoup quand il fait clair presque toute la nuit), de mes autres activités et de ma motivation générale. Le problème c'est que dans mes moments de grande lecture, je m'engage trop souvent dans de nouveaux challenges à long terme ; ça a l'air si facile, vu mon rythme actuel, que je n'arrive pas à envisager que dans trois mois je ne lirai plus autant !

Et puis c'est parfois trop difficile de résister, quand d'autres lectrices ont l'air de venir pécher leur inspiration dans mon propre cerveau. Ca faisait bien longtemps que je pensais relire les Harry Potter (pour la vingtième fois à peu près) et venir enfin vous expliquer sur ce blog pourquoi je trouve cette série si envoûtante, même en tant qu'adulte. J'y songe, je reporte, j'envisage, j'oublie, je me souviens, j'envisage à nouveau et je ne fais jamais rien. 

Jusqu'à ce que Georges arrive avec sa brillante idée de "challenge éphémère" : Relisons Harry Potter ! Le but est de relire et commenter un tome par mois pendant sept mois, en commençant dès juin (heureusement le premier tome est le plus court). Voilà exactement le coup de pied au cul qu'il me fallait !

Je vais donc entamer ce challenge avec en tête une simple question : comment se fait-il que moi qui n'apprécie plus tant que ça les lecteurs destinées à la jeunesse trouve toujours autant de plaisir à lire et relire les aventures de Harry Potter ? Je ne me suis pas posée la question jusque là, j'ai juste pris le plaisir où je le trouvais, mais je pense que ça vaut la peine d'y répondre, et même pour chaque tome séparément. 

Rendez-vous donc d'ici quelques jours pour le premier article, et ensuite tous les mois jusqu'à la fin de l'année !

21 juin 2014

Mercy Thompson, tome 5 : Le Grimoire d'argent de Patricia Briggs


Dans mon article concernant la Coupe du Monde des Livres, je vous avais annoncé le retour de Mercy Thompson sur ce blog. La voici, pour la première fois depuis février 2010 !


Résumé :

Mercy Thompson, la garagiste-coyote, retrouve tout juste la vie normale après plusieurs aventures traumatisantes impliquant loups-garous, vampires, faes, fantômes et autres bestioles. Il ne lui reste plus qu'à rendre un grimoire magique au libraire à qui elle l'a emprunté. Mais Phin, le libraire, semble avoir disparu de façon inquiétante. En plus de ça, maintenant que Mercy est officiellement la compagne de l'Alpha de la meute de loups-garous locale, elle doit faire face à l'hostilité des autres loups et apprendre à gérer les liens psychiques étranges qui la lient à la meute. Et au même moment, son ami Samuel semble plonger dans une dépression qui pourrait lui être fatale. Décidément, c'est fini l'époque où elle tentait de mener une petite vie tranquille...


Mon avis :

J'ai enfin repris la lecture de la série Mercy Thompson !  C'est fou, non ? C'est en 2009 que, sur les conseils des copines de Livraddict, j'avais retenté une petite incursion dans la bit-lit après la déception de Twilight. La bit-lit (ou fantasy urbaine), pour ceux qui ne sont pas au courant, c'est un genre littéraire où toutes sortes de bestioles fantastiques et mordantes (loups-garous, vampires, zombies etc) coexistent avec notre monde moderne. Ce sont des romans le plus souvent écrit par des femmes et pour des femmes et ils impliquent généralement une bonne dose de romance. A priori ce n'est pas le genre de choses faites pour moi, mais j'avais été très surprise du plaisir que j'avais eu à lire les aventures de Mercy Thompson. Cette héroïne est très loin d'être nunuche, ses aventures ne manquent pas de rythme ni de surprises, et les créatures fantastiques qui l'entourent sont vraiment réussies. J'avais notamment beaucoup apprécié la psychologie des loups-garous, ces hommes et femmes dont les relations se basent sur des règles très strictes de dominance physique et psychologique, et la façon dont elles s'intègrent (relativement difficilement) dans une vie moderne. Bref, c'était bien meilleur que de la romance rendue un peu plus excitante par quelques dents acérées et des mâles sur-testostéronisés (non cet adjectif n'existe pas). 

18 juin 2014

Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh


J'ai toujours un mal fou à chroniquer les BDs, alors ça tombait bien que le challenge "Un genre par mois" d'Iluze me force à vous parler de cette superbe bande-dessinée reçue en cadeau il y a déjà trop longtemps !


Résumé :

Clémentine n'arrive pas à être une adolescente comme les autres ; elle n'a pas les mêmes envies et des rêves qui l'effraient. Quand elle rencontre Emma, elle se sent enfin heureuse auprès de quelqu'un qui lui ressemble. Mais pourra-t-elle faire face à ses désirs, assumer une identité que beaucoup trouvent humiliante ?


Mon avis :

Je n'aime pas chroniquer les bandes dessinées car j'ai vraiment l'impression de ne pas être à la hauteur. Un roman, c'est un peu une histoire en deux dimensions : l'histoire, et les mots employés pour la raconter. La bande dessinée, par contre, est multi-dimensionnelle : il y a aussi l'histoire et les mots, mais en plus le dessin et toutes les autres façons de faire passer les sentiments sur une page. Quand je lis un roman, je m'installe tranquillement dans le monde créé par l'auteur, j'ai le temps de m'y faire car lui a pris le temps de le développer, et je me l'approprie car je crée les images. Quand il s'agit d'une bande dessinée, l'auteur a beaucoup moins d'espace pour faire passer son message et en même temps beaucoup plus d'outils pour le rendre percutant, alors j'ai souvent l'impression qu'il me prend par la gorge, me retourne dans tous les sens, et le pire c'est que je ne sais pas réellement comment il fait.

16 juin 2014

Challenge Coupe du Monde des Livres


En cette période de Coupe du Monde de football, je ne sais pas ce qui me fatigue le plus : ceux qui n'arrêtent pas d'en parler ou ceux qui n'arrêtent pas de se plaindre de ceux qui n'arrêtent pas d'en parler. Heureusement pour moi, j'ai suffisamment à faire par ailleurs que pour ne pas me laisser envahir par les uns ou par les autres. Et d'ailleurs, vu que mon Ours à domicile squatte un peu la télé pendant cette période, je compte en profiter pour passer encore plus de temps à lire, c'est tout bénef !

Je viens donc de découvrir le joli challenge de Cajou, dont l'humour et l'esprit positif en cette période footballistique m'a beaucoup plu. En plus c'est facile comme challenge, pour une fois : il suffit de sélectionner son équipe pour la Coupe du Monde des livres ! Autrement dit, il faut choisir 11 livres qui je souhaiterais lire pendant le mois qui vient (il ne faut pas rêver, je n'en lirai pas 11, mais ça ne fait pas de mal de se faire un peu baver). Attention, dans cette équipe parfaite, il y a certains rôles à respecter :
  • Le gardien de but : THE roman que vous voulez à tout prix lire, celui qui n'a pas le droit de passer à travers les mailles du filet des profondeurs de votre PAL.
  • Les attaquants : les 4 romans de votre PAL que vous voulez ABSOLUMENT lire.
  • Les milieux de terrain : les 3 romans de votre PAL que vous avez envie de lire juste après.
  • Les défenseurs : les 3 romans que vous n’avez pas encore dans votre PAL mais que vous voudriez vous offrir -sans attendre le Mercato- pour parfaire votre équipe.

8 juin 2014

Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas - en pièce radiophonique


Ces temps-ci, j'écoute de nombreux podcasts et autres textes enregistrés. C'est pour moi une invention géniale : dès que je dois faire quelque chose qui occupe mes mains et mes yeux mais pas mon cerveau (et c'est généralement une tâche désagréable comme le ménage, la vaisselle ou un trajet dans les transports en commun), je dégaine mon iPhone et mes écouteurs. Les tâches ennuyeuses passent beaucoup, beaucoup plus vite quand j'ai l'esprit occupé par une histoire palpitante ; c'est ce que j'appelle transformer l'utile en l'agréable !

C'est ainsi que je découvre les fictions et feuilletons de France Culture. Je vous ai déjà parlé des Ombres sur Innsmouth et de La couleur tombée du ciel, de H. P. Lovecraft; cette fois-ci j'ai redécouvert l'un de mes polars préférés tout en faisant le ménage !


Résumé :

Sur la place Edgar-Quinet, à Paris, Joss Le Guern a réinventé le métier de crieur public. Deux fois par jour, il crie les messages que l'on a glissé dans son urne. Mais depuis quelques semaines, certains de ces messages sont étranges, des textes en vieux français qui annoncent l'arrivée d'un mal effrayant et intriguent l'érudit du quartier. Au même moment, le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, fraîchement muté dans la capitale, s'intéresse à d'étranges signes en forme de quatre inversé peinturluré sur des portes d'appartements un peu partout dans la ville. Il y sent une menace, une menace liée aux annonces du crieur...


Mon avis :

J'ai lu le roman "Pars vite et reviens tard" il y a déjà plusieurs années. C'était la première fois que je découvrais Fred Vargas et dès le début, son style m'a plu ; je me rappelle les premières pages, où Joss Le Guern se plaint que les choses sont contre lui. C'est aussi la première fois que je découvrais Jean-Baptiste Adamsberg, un héros hors de l'ordinaire qui m'a tout de suite plu et ne m'a par la suite jamais déçue. Autant dire que j'étais plutôt méfiante en abordant cette pièce radiophonique ; j'avais tellement de raisons d'être déçue !

5 juin 2014

Léviathan, de Paul Auster


Ce roman n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais, mais j'aime les surprises, et celle-là je vous la recommande !

Résumé :

Lorsque Peter lit dans les journaux le récit d'un homme qui s'est fait exploser par accident en construisant une bombe au bord d'une route, il sait immédiatement qu'il s'agit de son ami l'écrivain Benjamin Sachs. Comment cet homme complexe, talentueux, extraverti et sympathique a-t-il pu devenir un poseur de bombes?


Mon avis :

J'ai entamé ce livre dans le cadre du challenge "un genre par mois" d'Iluze, et le mois de mai était le mois du roman policier. La fiche de ce livre sur Bibliomania indiquait qu'il s'agissait d'un polar, mais je me suis vite rendue compte que ce n'était pas du tout l'étiquette appropriée. Il y a bien une mort brutale, mais il ne s'agit pas d'un meurtre ; dès les premières pages on apprend qu'il s'agit d'un accident et on connaît le nom de la victime. Et si le roman tourne bien autour d'un mystère, il est plutôt biographique que policier : comment un homme normal, un écrivain talentueux, heureux et apparemment équilibré, devient-il un poseur de bombes ?