31 mai 2011

One Last Goodbye, de Kay Gilderdale

Voici un livre-témoignage sorti récemment et très chargé émotionnellement.  Je ne l'aurais pas lu si on ne me l'avait pas imposé mais ce qu'il raconte mérite largement d'être connu...


Résumé :

A seulement 14 ans, Lynn est foudroyée par l'encéphalopathie myalgique, une maladie mystérieuse qui la cloue au lit et lui fait perdre petit à petit la plupart de ses fonctions.  Elle ne peut plus se lever, ne peut plus parler ou avaler, souffre constamment, perd ses forces au point de s'évanouir dès qu'elle se met en position assise, se fatigue au bout de quelques minutes de conversation ; son corps s'affaiblit, ses muscles fondent, ses os se fragilisent et elle est à la merci du moindre virus.  D'hôpital en hôpital, de nombreux médecins pensent qu'elle "fait semblant" et son état empire, sans aucune amélioration en vue.

Au bout de 17 ans de maladie, elle décide d'en finir avec la vie.  Pour mettre sa décision à exécution, elle a besoin de l'aide de sa maman qui l'a soignée avec dévouement toutes ces années. Comment une mère peut-elle mettre fin aux jours de son enfant après s'être battue si longtemps pour la tenir en vie ?  Et comment, après, faire son deuil quand elle est accusée de tentative de meurtre ?  Kay Gilderdale, la mère de Lynn, témoigne.


Mon avis :

J'ai lu ce livre pour l'enregistrer au profit d'une personne malvoyante, et je peux dire que ce fut un véritable challenge : j'ai dû interrompre plusieurs fois ma lecture pour ne pas laisser les sanglots envahir ma voix.  C'est un témoignage extrêment touchant et difficile, celui de la maman qui voit sa fille frappée par une maladie dévastatrice, coincée sur un lit pendant 17 ans sans pouvoir sortir de sa chambre à part pour aller à l'hôpital où on la traite souvent comme une affabulatrice.  Elle raconte avec beaucoup d'amour les souffrances continuelles de sa vie, leur combat perpétuel pour qu'elle soit traitée correctement.  On n'imagine pas à quel point certaines choses qui nous semblent évidentes à nous bien portants - la possibilité de se lever, de marcher, de parler, de se nourrir, de faire des projets - peuvent nous être enlevées presque du jour au lendemain.  Comment vivre dans ces conditions ?

Le pire dans cette histoire, c'est qu'après 17 ans d'épreuves terribles et sans la moindre chance d'améliorer son état, Lynn n'a même pas la possibilité de mettre fin à ses jours.  Après une tentative, elle est obligée de convaincre ses propres parents, les personnes qui l'aiment le plus au mondre, qu'elle a besoin de leur aide.  C'est par amour que la maman de Lynn lui procurera les doses de morphine dont elle a besoin, et même si Lynn appuiera elle-même sur le bouton, cet amour fera de la maman une criminelle aux yeux de la loi et lui vaudra un procès.

Tout ceci est raconté avec beaucoup de vérité dans les pages de ce livre.  Bien entendu, ceci est avant tout un témoignage, pas une oeuvre de littérature, et parfois le récit s'enlise un peu dans les déclarations d'amour de la mère à sa fille.  Mais heureusement, la mère n'est à aucun moment "larmoyante" et le livre est vrai et touchant.  Il a le mérite de nous mettre dans la peau d'une jeune femme foudroyée par un destin injuste.  Il ouvre aussi le débat sur le suicide assisté, une réflexion importante, et sur la faiblesse du patient face aux institutions médicales.

Ce fut un livre difficile à lire mais je pense qu'il devrait être mis sous les yeux de tous ceux qui se plaignent des petits maux de la vie.  Découvrir la vie de ceux qui souffrent véritablement remet un peu les choses en perspective, et on en ressort avec l'impression qu'on a vraiment beaucoup plus de chance qu'on ne le pense.  Une lecture salutaire.


Un extrait audio (en anglais) :
Bien que le livre soit narré par la mère, j'ai choisi de vous enregistrer un extrait du témoignage de la fille elle-même.  C'est un passage d'une lettre qu'elle a publiée sur Internet pour prévenir ses amis en ligne qu'elle avait l'intention d'en finir avec la vie et pour quelles raisons.  Cette lettre fut lue au procès de sa mère.




Pour en savoir plus :
- la page Bibliomania du livre

30 mai 2011

House of Many Ways, de Diana Wynne Jones

Et nous retrouvons la très regrettée Diana Wynne Jones avec le troisième volume des aventures de Howl et toute sa clique !  Ou plutôt, la troisième partie de cette lecture commune à plusieurs volets...


Résumé :

Lorsque la jeune Charmain Baker est recrutée pour tenir la maison de son grand-oncle par alliance en son absence, elle est un peu perdue.  Il faut dire que Charmain a vécu jusque là une petite vie tranquille à dévorer des livres et des pâtisseries sans prendre un gramme et elle ne sait même pas comment préparer une tasse de thé, moins encore comment faire la montagne de vaisselle et de lessive laissées par son parent.  Il faut dire aussi que Grand Oncle William est un sorcier très puissant et que sa maison défie les lois de la physique et du temps.  En plus de ça, Charmain se retrouve avec sur les bras un jeune apprenti-magicien maladroit et pénible, un petit chien toujours affamé, un monstre affreux juste derrière la maison, une clique de petits bonshommes bleus jamais contents et un travail dans les archives du Roi grâce auquel elle se retrouve entraînée à la poursuite du mystérieux "Elfgift" qui doit sauver la famille royale...


Mon avis :
Vous vous souvenez peut-être que j'avais aimé le premier tome de cette série, Howl's Moving Castle, mais que m'étais perdue dans les méandres de l'intrigue.  Le deuxième par contre, Castle in the Air, était toujours aussi original mais beaucoup plus compréhensible.  Alors, que dirais-je de ce troisième tome aux multiples aventures superposées ?

Eh bien bizarrement, cette fois-ci je ne me suis pas du tout perdue.  Tout est resté clair et limpide d'un bout à l'autre, malgré un univers qui à nouveau regorge de bizareries en tous genres. Il faut dire qu'on prend d'abord le temps de s'initier au fonctionnement de la maison, cette "house of many ways" qui ressemble à un labyrinthe plein de surprises. En suivant Charmain qui fait face à une multitudes de problèmes domestiques, on ne peut s'empêcher d'admirer l'imagination de l'auteur : mais où va-t-elle chercher tout ça ?  Je ne veux rien vous révéler pour ne pas gâcher la surprise mais je peux vous dire que la maison et ses habitants forment un petit monde très amusant ! 

Ensuite viennent les autres brins d'intrigue qui s'emmèlent joliment pour former une fresque colorée.  Charmain est mêlée à tout à la fois, souvent débordée mais toujours logique dans ses réactions.  Comme dans les autres livres, l'auteur nous ballade d'un mystère à l'autre et puis tout s'éclaire brutalement sur un final sous forme de réunion entre tous les protagonistes de l'histoire. Au passage on retrouve Howl, Sophie, leur fils et Calcifer - ah, le brave petit Calcifer, mon personnage préféré ! - qui font une apparition en "guest stars" tout en restant au centre de l'intrigue.

Bref, ce troisième tome ne dépare pas la série car il reste dans la continuité d'univers et d'originalité.  J'ai préféré au premier tome car je l'ai trouvé plus logique et mieux construit (bien que je ne peux m'empêcher de penser avec tendresse au château volant, à ma première rencontre avec Calcifer et à la jeunesse de Sophie). Mais dans le classement, je placerais peut-être le deuxième tome avant celui-ci, car j'ai quand même préféré la naïveté d'Abdullah et l'arôme "contes des mille-et-une-nuits" de son aventure au côté petite fille gâtée de Charmain. Mais ils se suivent tous les trois de très près et tous m'ont transportée dans un joli rêve que j'ai adoré.  Je conseille chaudement cette série !



Pour en savoir plus :
- les avis de mes co-lecteurs : Miss Spooky Muffin, Sita, Flo_boss, FrenchDawn, Heclea, Aily

28 mai 2011

Le format Point 2

Comme je vous le disais dans le précédent billet, j'ai eu la chance de découvrir le nouveau format Point 2 grâce à un partenariat avec les éditions Point. J'étais très curieuse de découvrir cette nouveauté dont on parle beaucoup sur la blogosphère littéraire, et j'en profite pour vous donner mon avis à son propos.

D'abord, de quoi s'agit-il ?  C'est un nouveau format de livre publié pour la première fois en France depuis le 14 avril dernier.  En pratique, ça ressemble à un ultra-poche : 8 cm x 12 cm, la moitié d'un poche classique. Malgré sa petite taille, ce sont des textes complets qui sont publiés sous ce format.  Le truc pour le rendre aussi compact tout en gardant la lisibilité (la police n'est pas plus petite que celle d'un poche) : du papier très fin et surtout une lecture à 90°, où les pages se tournent de bas en haut.  Voyez plutôt :


Après un "test-drive" étendu (c'est à dire, la lecture d'un volume en entier), voici mes impressions :

La taille
J'ai été époustoufflée par la petite taille et la légèreté de ce livre minuscule.  Il a la taille d'un de ces mini-dictionnaires de poche.  C'est la première fois que je peux glisser tout un livre dans mon petit sac-à-main préféré et c'est un avantage appréciable étant donné que je lis souvent dans les transports en commun. Je doute par contre de pouvoir le faire entrer dans une poche de mes jeans comme le montre la publicité. 

La couverture et la reliure
Voici deux autres points très positifs concernant ce format : une belle couverture cartonnée, qui s'ouvre entièrement et facilement, et une reliure cousue très solide. Ce livre est fait pour tenir facilement ouvert et il remplit bien son rôle.  Il est aussi très simple à manipuler et à tenir d'une seule main.  Et enfin, la couverture cartonnée ajoute à sa portabilité : même dans un mini-sac très plein, les pages ne se cornent pas et le livre ne s'abîme pas. 

Le papier
Pour obtenir une si petite taille sans compromettre le confort de lecture, il fallait évidemment alléger le papier.  Du coup, les pages sont en papier bible.  Ce n'est certainement pas un avantage du point de vue du lecteur : les pages sont plus difficiles à tourner, il faut souvent s'humecter le doigt pour ne pas en attrapper plusieurs à la fois.  Elles sont aussi légèrement transparentes, bien que ça ne pose pas vraiment de souci au niveau de la lecture.  Par contre, point de vue solidité, rien à redire ; elles peuvent se plier si on referme mal la couverture mais elles ne se déchirent pas.

Le sens de lecture
On s'habitue étonnemment vite à la lecture à 90°, jusqu'à se demander rapidement comment personne n'y a songé avant.  Il y a deux gros avantages : le premier est que le texte qui s'étire de façon continue sur deux pages en enfilade permet, malgré le tout petit format, d'avoir la même taille de mise en page et le même confort de lecture que sur un poche de taille normale. Le second, c'est qu'il est plus facile de tenir le livre ouvert à l'horizontale ; le poids du livre fait que les pages que l'on ne tient pas retombent vers le bas, et il suffit d'une seule main qui tienne la moitié du haut pour garder le livre ouvert sans effort.  Et puis il y a le troisième avantage de voir les gens dans le train vous regarder du coin de l'oeil en se demandant quel drôle de livre vous lisez !

La police et la mise en page
Comme je disais, les deux pages en vis-à-vis l'une au-dessus de l'autre permettent de garder une mise en page normale malgré la petite taille du livre.  Les marges sont suffisamment grandes pour pouvoir tenir le livre sans avoir les doigts sur le texte.  Et la police a une taille tout à fait normale, très lisible. L'ensemble est imprimé avec plus de soin qu'un poche classique : pas d'encre qui coule ou de mots peu lisibles.

Le prix 
C'est le gros point faible que tous les commentateurs repèrent : ce livre est cher si on le compare à un livre de poche puisqu'il coûte entre 10 et 14 euros. D'un autre côté, je n'ai pas envie de le comparer à un poche en ce qui me concerne : étant donné la couverture cartonnée et l'excellente qualité d'impression et de reliure, il ressemble plutôt à un mini-broché.  Et dans cette optique-là le prix est bien plus justifié.

Voilà pour moi avis : vous l'aurez compris, je suis plutôt séduite.  Ce format est non seulement extrêmement pratique mais c'est aussi un très bel objet, solide et agréable à lire. La collection est encore limitée (10 titres) mais assez variée.  J'espère que ce nouveau concept aura du succès car j'aimerais en acquérir encore un ou deux.


Pour en savoir plus :
- le site des éditions Point 2

27 mai 2011

La cinquième femme, d'Henning Mankell

Voici un livre que j'attendais avec impatience : j'avais hâte de découvrir un nouvel auteur connu dans le monde des polars suédois, un genre qui m'a déjà plu. Je voulais aussi découvrir le nouveau format des éditions Point, le Point 2, un ultra-poche très particulier.  Je vous parlerai très bientôt de mon expérience avec ce format inédit mais voici, pour commencer, mon avis sur le roman.


Résumé :

Algérie, 1993.  Quatre religieuses catholiques sont assassinées par un groupe d'intégristes musulmans. Une touriste suédoise présente par hasard trouve aussi la mort.  Lorsque sa fille apprend la nouvelle, elle décide de réaliser enfin un plan longuement mûri.
Suède, 1994. Un retraité amateur d'oiseaux meurt, empalé au fond d'un piège dans son propre jardin.  Le policier Kurt Wallander, tout juste rentré de vacances à Rome, commence l'enquête. Il s’apercevra vite que cet assassinat mystérieux sera suivi d'autres morts tout aussi affreuses. Une même barbarie s'acharne sur des hommes qui semblent n'avoir rien en commun. 


Mon avis :

J'ai découvert le polar suédois via la saga Millenium de Stieg Larsson (comme tout le monde) mais aussi grâce à la série de Camilla Läckberg mettant en scène l'héroïne Erica Falck.  Le polar suédois a un attrait particulier pour moi car il reflète souvent un monde assez proche de la Finlande où je vis, avec la mer très présente, les maisons d'été en bois au bord des lacs, des personnages relativement introvertis et une façon de vivre (et de raconter une histoire) plus calme, plus posée et aussi plus réaliste que dans les polars américains où l'action se précipite à cent à l'heure.

Ce roman, "La cinquième femme", me convainc d'ores et déjà que Henning Mankell a le talent pour présenter ces caractéristiques sous leur meilleur jour. Si l'enquête est intéressante et bien ficelée, il nous invite à nous attarder aussi sur la vie de policier, les détails pratiques du fonctionnement d'une brigade en pleine enquête et l'environnement en-dehors de celle-ci. Les protagonistes, et Kurt Wallander en particulier, doivent résoudre une énigme le plus vite possible mais également faire face à d'autres obligations.  Il y a l'agitation sociale dans une petite ville dont les citoyens ne sont pas tous bien intentionnés, les relations avec les médias, la gestion du personnel à qui l'on demande beaucoup d'efforts et de sacrifices.  Il y a aussi la vie privée de chacun qu'il est parfois difficile de concilier avec la traque d'un tueur qu'il faut arrêter avant qu'il ne commette d'autres meurtres. Il y a enfin les doutes et les interrogations d'un homme sensible qui doit faire face aux côtés les plus sombres de l'humanité.  Dans ce roman, les personnages sont riches et réalistes, profonds et attachants et j'ai été particulièrement séduite par le fait que l'auteur prend le temps de s'attarder sur leur vie intérieure au lieu de privilégier sans cesse l'action et le suspense.

Ça ne veut pas dire que l'enquête policière est négligée pour autant. Elle est d'ailleurs présentée de façon étonnante : à la manière des aventures de Columbo, le lecteur connaît le coupable dès le départ et a l'occasion de suivre de temps en temps ses plans et ses pérégrinations.  On est pourtant loin de tout savoir, on ne possède notamment ni son nom ni ses motivations. Grâce à cette technique particulière, on a à la fois le plaisir de voir l'enquête tâtonner avant de découvrir petit à petit des éléments que nous connaissons déjà, tout en gardant une grande part de suspense.  Les enquêteurs se démènent et nous les suivons en temps réel, mais en même temps les avancées sont lentes et les cul-de-sacs se dévoilent régulièrement. J'ai vraiment eu l'impression de suivre une enquête telle qu'elle pourrait avoir lieu en réalité, avec ses frustrations et ses succès.

En résumé, j'ai dévoré ce roman passionnant et sensible à la fois en seulement quelques jours (pourtant bien chargés). La seule petite déception c'est de m'être rendue compte que cette histoire vient après une autre aventure à laquelle il est fait allusion plusieurs fois.  J'aurais peut-être dû lire les aventures de Kurt Wallander dans l'ordre.  Mais ca n'a pas gâcher une lecture qui m'a procuré beaucoup de plaisir.

Un grand merci aux éditions Points Deux et à Livraddict pour ce partenariat !


Un extrait audio :
Dans cet extrait, Kurt Wallander se trouve dans la ferme d'un vieil homme solitaire qui semble avoir disparu depuis plusieurs jours.  Il attend des renforts pour partir à sa recherche, sans savoir qu'il est sur le point de faire lui-même une découverte macabre.
       


Pour en savoir plus :

20 mai 2011

L'homme qui rêvait, tome 1 : Aristote, de John Marcus

Lecteurs, vous vous souvenez du roman "L'éclat du diamant" de John Marcus, un roman d'un nouveau genre qui avait été l'un de mes coups de coeur de l'année 2010 ?  Inutile de vous dire que j'attendais la suite avec impatience... La voici ! 


Résumé :

« Une société meilleure est-elle possible ? Maintenant ? . » C’est en tout cas ce que pensait le sénateur Aristote avant d’être retrouvé sauvagement assassiné dans la célèbre villa Arabe, quelques jours à peine après l’annonce de la création du PIB, le nouveau Parti international du bien-être.

Dans l’agitation qui suit la mort du vieux sénateur, candidat à l’élection présidentielle, la fine équipe du « 36, quai des Orfèvres », dirigée par le commissaire Delajoie, est aussitôt lancée sur la trace des meurtriers. Quelles relations pouvait bien entretenir le politicien avec un joueur invétéré de poker et un jeune trader londonien, eux aussi retrouvés à l’état de cadavres ? Quels puissants intérêts menaçait donc Aristote, celui que tous nommaient « L’utopiste du Luxembourg » ? Qui pouvait avoir peur des propositions originales énoncées dans son programme et des changements radicaux de société qu’elles auraient engendrés ?

Traquant la main invisible du Marché, l’équipe du commissaire Delajoie entreprend alors un voyage insolite au coeur de l’économie politique. D’Adam à Lycurgue, de Sismondi à Gesell, d’Owen à Proudhon, de Veblen à Duboin, de Keynes à Sen, autant de témoins improbables qui aideront pourtant les policiers à comprendre le mobile des meurtres et à retrouver le ou les coupables.


Mon avis : 

John Marcus a créé, avec sa série des enquêtes du Commissaire Delajoie entamée avec "L'éclat du diamant", un nouveau genre littéraire, ou plutôt un contenu transgenre mêlant essai éducatif et roman policier. Ce tome-ci annonce la couleur dès la couverture : la première partie de "L'homme qui rêvait", dont le titre est "Aristote", y est presentée comme un "Essai romancé économico-policier". En pratique, ça signifie que l'enquête est menée sur deux fronts.

Dans le monde du livre, elle tente de découvrir le meurtrier du Sénateur Aristote, ce qui va apparemment de pair avec la résolution de deux autres meurtres. On retrouve aux commandes le Commissaire Delajoie, héros atypique récemment malmené par les événements, proche de la crise existentielle, mais toujours aussi professionnel. Derrière lui, son équipe hétéroclite et étonnamment soudée. On les a tous rencontrés dans "L'éclat du diamant" et ils sont ici développés mais pas re-presentés, ce qui fait que si les enquêtes des deux tomes sont indépendantes, il vaut quand même mieux les lire dans l'ordre de leurs sorties sous peine de ne pas apprécier pleinement la profondeur des personnages principaux. Cette enquête-là commence à peine à la fin du livre, ce qui est un peu dommage : chaque passage sur ce thème est magnifiquement narré et ajoute au suspense tout en apportant un nouvel élément d'information, on voudrait en lire plus.

L'autre enquête, c'est celle où l'auteur entraîne, à travers les voix des différents personnages, le lecteur dans le monde réel : il s'agit de découvrir les forces derrière l'économie, les raisons pour lesquelles les richesses mondiales sont si déséquilibrées, et les solutions, peut-être utopiques, pour y remédier. Si ces passages sont en effet sur le ton de l'essai plutôt que du roman et par conséquent nécessitent une certaine concentration de la part du lecteur, ils sont très joliment intégrés a la partie polar et divisés en sections pour ne pas trop alourdir le récit.

Et surtout, ils sont extrêmement intéressants. Il y a une recherche extraordinairement riche derrière chacune des pages de cette section et l'on y survole d'innombrables auteurs, théories et informations historiques sur lesquels on a ensuite envie d'approfondir ses connaissances. Heureusement pour les incultes comme moi, tout ceci est présenté sous le vernis d'une vulgarisation très réussie. L'auteur exploite dans ce but tous les outils narratifs à son service: l'allégorie (avec une jolie pièce de théâtre mettant en scène Robinson Crusoe), la représentation sous forme physique (avec un jeu de Mécano très éclairant), la légende (une analyse économique de la Genèse), l'expérimentation (menée pour nous par Delajoie et son équipe), l'analyse historique (qui parcourt quasiment toute l'histoire de l'humanité), l'anecdote et même l'interprétation d'une œuvre d'art (le tableau du bureau de Delajoie, déjà exploité dans le premier tome). On est loin du jargon scientifique et pourtant on n'a pas l'impression de perdre une miette du sérieux des informations reçues. On aurait envie de prendre des notes pour ne rien oublier de cette manne.

Ceci dit, toute cette information n'est pas entièrement neutre puisque la partie essai prend aussi le ton d'un manifeste. L'auteur ne nous apprend les fondements de l'économie que pour nous démontrer à quel point elle est, selon Aristote, détachée de la réalité et injuste. D'après lui (et les personnages historiques qu'il cite), le fonctionnement de l'économie est maintenant subordonné aux intérêts privés et le système est tellement dévoyé que si le peuple était mieux informé, il y aurait immédiatement une révolution. Tout ceci est bien sur argumenté, même si en non spécialiste, je ne peux juger cette argumentation que sur la forme. Elle m'a parue très convaincante, mais ça ne m'a pas empêché de me poser de nombreuses questions. Et c'est là que je trouve un côté très frustrant à ce livre : je voudrais le découvrir en tête à tête avec l'auteur pour pouvoir lui soumettre au fur et à mesure toutes les questions et remarques qui vont me tracasser encore un certain temps !

Le défi bien évidemment, c'est d'articuler ces deux ensembles, et si l'association peut paraître étonnante, sous la plume de John Marcus elle semble presque naturelle.  Comme je l'avais souligné pour le premier tome, il faut juste savoir à quoi s'attendre car ceci n'est pas un polar-détente.  Je pense que les déceptions qui pourraient naître de cette lecture viendront surtout de lecteurs que le sujet n'intéresse pas ou qui seront surpris par la partie "cours magistral". Pour ma part, je suis tout aussi conquise que par le premier tome, et ce n'est pas peu dire. La seule minuscule déception vient de quelques fautes de conjugaison (principalement de confusion entre le conditionnel et le futur) pas trop fréquentes mais qui m'ont sauté aux yeux.

Pour conclure, je dirais qu'il y a deux catégories de livres qui me marquent durablement : ceux qui me transportent emotionnellement et ceux qui me comblent intellectuellement parce qu'ils me forcent à me poser des questions qui vont me hanter. "L'homme qui rêvait" entre clairement dans la seconde catégorie. L'enquête policière ne fait qu'ajouter une trame narrative très réussie qui fait passer comme un bonbon le cours intéressant de la partie essai. Voila un livre qu'on commence à lire pour le polar et qu'on garde en mémoire pour l'essai.  Il ne me reste plus qu'à attendre patiemment le deuxième tome qui clôturera cette double enquête ! 

Un énorme merci à L'Autre Editions et Livraddict pour cette découverte tant attendue !


Un extrait audio :
L'analyse d'un tableau nous permet de découvrir la première bulle spéculative de l'histoire, un problème de tulipes !
         


Pour en savoir plus :
- la fiche Bibliomania du livre
- acheter ce livre sur Amazon
- la présentation du livre sur le site de l'éditeur
- la discussion à propos du livre sur Livraddict

9 mai 2011

Ma voix à votre service

Ces derniers temps fleurissent sur la toile les vidéos de blogueurs qui commentent les livres qu'ils ont achetés, reçus ou lus.  Certaines de ces vidéos sont très populaires et je trouve cette initiative très intéressante, puisqu'elle offre aux visiteurs des blogs une nouvelle façon d'appréhender les informations que le bloggueur veut partager.

Ceci dit, il y a en ce qui me concerne trois aspects des vidéos qui me déplaisent : leur longueur (elles atteignent fréquemment dix ou quinze minutes), le côté visuel (dans ce contexte, l'image me semble inutile et parfois même dérangeante), et le côté monologue qui me semble toujours un peu artificiel, même quand le blogueur a une excellente élocution et improvise avec talent.  Sans compter le fait que ma webcam fonctionne de façon très aléatoire...

Il y a pourtant dans ce média beaucoup d'aspects que j'apprécie : j'aime beaucoup m'entendre raconter une histoire, et j'aime moi-même lire à voix haute.  C'est un peu revenir aux sources de notre rencontre avec le plaisir de lire, quand nos parents nous lisaient tout haut une histoire avant de dormir tandis que nous regardions les images. Il y a aussi un certain plaisir à faire connaissance avec le blogueur via son image et surtout via sa voix.  Et puis l'audio peut devenir un complément très riche à l'écrit et permet d'ajouter au billet un supplément d'information qui serait trop long à écrire.

En mettant tout ça ensemble, je me suis rendue compte que ce qu'il me fallait, à moi, c'est non pas une vidéo, mais un enregistrement audio.  Et non pas une improvisation, mais une lecture d'un passage du livre.  

Quand j'achète un roman dans une librairie, la première chose que je fais après avoir lu la quatrième de couverture, c'est d'ouvrir une page au hasard et de lire un passage.  Je peux évaluer l'atmosphère et le rythme d'un roman avec seulement une page ou deux, et cette atmosphère, ce rythme, c'est une partie de ce que je veux faire partager dans mes chroniques.  Pourtant je ne peux pas me permettre de recopier une page entière dans un billet - mais je peux me permettre de vous la lire en deux ou trois minutes.  Ce faisant, je vous fais retrouver le plaisir des histoires racontées (du moins, je l'espère) et je vous livre un peu de moi au travers de ma voix.  Et surtout, je me fais plaisir...

Voilà pourquoi, à partir de maintenant, je vais attacher à mes billets, dès que possible, un enregistrement d'un passage qui m'a marquée ou qui me semble particulièrement représentatif. Comme je lis en français et en anglais, vous aurez droit aux deux en fonction des cas, même si je m'excuse d'avance pour mes erreurs de prononciations dans la langue de Shakespeare.  J'ai déjà ajouté un enregistrement à la fin de mon billet sur "Crépuscule d'acier" (en français) et dans celui sur "La communauté de l'anneau" (en anglais).

J'attends maintenant vos avis : qu'est-ce que vous en pensez ?  Est-ce que ça fonctionne bien chez vous ?  Est-ce que vous allez écouter mes petits passages ?  Est-ce que vous pensez que ça a un intérêt pour le lecteur du billet ?   Tous vos commentaires sont les bienvenus  :)

Crépuscule d'acier, de Charles Stross

Vous avez remarqué que je suis plutôt dans une phase de science-fiction ?  C'est le troisième livre du genre en un mois, quand même !


Résumé :

Depuis l'apparition de l'Eschaton, un pouvoir extraordinaire et mystérieux arrivé sur Terre au XXème siècle, l'humanité est dispersée sur de nombreuses planètes qui se gèrent de façon indépendante.  En Nouvelle République, la vie est organisée sur le modèle d'un pouvoir autoritaire recréant les conditions sociales et techniques du XXème siècle et refusant toutes les technologies répandues dans le reste de l'univers connu.  Jusqu'au jour où une civilisation étrange s'installe en orbite autour de Planète Rochard, un des mondes gérés par la Nouvelle République, et fait pleuvoir une nuée de téléphones qui ne disent qu'une chose : « Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? »  En échange de toute information, les nouveaux-venus, qui se présentent comme "le Festival", exaucent n'importe quel vœux.  C'est immédiatement le chaos et la révolution sur Planète Rochard, et Nouvelle République envoie un escadron de vaisseaux de guerre pour rétablir l'ordre et chasser le Festival. A bord du vaisseau amiral, un ingénieur terrien et une envoyée de l'ONU vont tenter l'impossible pour empêcher Nouvelle République de commettre la plus grosse erreur de son histoire...


Mon avis :

Je dois dire que j'ai été attirée par ce livre grâce au résumé (pas le mien, celui de la quatrième de couverture, que vous pouvez lire ici).  Cette histoire de largage de téléphones sur une planète arriérée me paraissait particulièrement originale et j'espérais qu'elle serait au centre de l'intrigue.  Malheureusement, si elle était développée dans le premier chapitre, la suite passe complètement à autre chose (on reviendra plus tard, à temps partiel, sur les événements se déroulant sur la Planète Rochard).

Et à partir de là, il faut un peu de temps pour "rentrer dans le bain" ("embarquer sur le vaisseau" serait plus exact).  L'auteur nous entraîne immédiatement dans un monde assez loin du nôtre et met au moins la moitié du livre pour nous en expliquer les concepts de base tels que "l'Eschaton" ou "Singularité".  Même après ça, avec le jargon technique, scientifique et même philosophique qui parsème le discours de toutes les parties, il faut se résoudre à rater pas mal de détails.  L'auteur garde aussi le mystère sur l'histoire et les buts des deux principaux protagonistes, là aussi il faut accepter de suivre leurs péripéties sans trop savoir ce qu'ils cherchent à obtenir.  Enfin, quand des explications sont données, elles sont parfois lapidaires même quand elles sont importantes et il faut être particulièrement attentif pour ne pas les rater (par exemple, ce qui concerne les "bizarreries" sur Planète Rochard). Il y a d'ailleurs encore quelques points que je ne saisis pas complètement : parmi mes lecteurs ayant lu ce roman, si l'un d'entre eux est capable de m'expliquer ce que sont les "Mimes" exactement, j'en serais ravie !

Une fois que l'on s'habitue à ne pas tout saisir et à attendre avec patience l'heure des explications, on peut se laisser emporter par une intrigue au final assez simple, même s'il faut un certain temps pour en saisir les tenants et les aboutissants car les buts et rôles de chacun sont expliqués au compte goutte.  Le suspense est donc présent tout au long de l'aventure et s'intensifie dans certains passages ; j'ai été par exemple complètement emportée par la bataille spatiale pleine de tension.  ll y a aussi de nombreuses inventions ingénieuses et un monde très particulier : qui imaginerait une planète vivant au rythme du XIXème siècle au cœur d'un roman de science-fiction ?  Les personnages, sans être vraiment novateurs, forment une belle brochette d’intrigants qui interagissent les uns avec les autres avec beaucoup de bonheur.  Les aventures ne manquent pas, l'action non plus - surtout à partir du moment où le vaisseau décolle.

Et puis il y a aussi cet humour présent d'un bout à l'autre, subtil et ironique. L'auteur se moque sans cesse de certains de ses personnages et recrée dans un monde futuriste et en partie délirant les soucis qui nous empoisonnent la vie, entre autres celui de devoir collaborer au jour le jour avec des imbéciles.  Vassily, l'Amiral et même Burya sont des caricatures qui s'insèrent pourtant parfaitement dans le récit, y ont un rôle essentiel et en même temps l'allègent considérablement.  Il suffit de prêter attention à la consonance des noms des personnages pour comprendre les allusions ironiques qui sous-tendent toute l'aventure, et le mot "eschatologie" lui-même (science qui étudie l'Eschaton) ne peut pas avoir été choisi au hasard (bien que ca marche moins bien en anglais, où "escatology" ne prend pas de H mais "Eschaton" bien).  Au final, ce roman, malgré son intrigue aventureuse, n'est pas un roman sérieux ; l'humour noir est omniprésent.

Je dois avouer qu'en finissant ce livre je ne savais pas tellement quoi en dire, mais c'est là l'utilité de la rédaction de chroniques : plus je me force à y réfléchir, plus je trouve de bons côtés à ce roman. Les détails que je n'ai pas tout à fait saisis n'ont finalement pas beaucoup d'importance, par contre l'originalité de cette histoire va me laisser une impression durable, et je n'hésiterai pas à me jeter sur sa suite, "Aube d'acier", si elle me tombe sous la main.  Un grand merci aux éditions du Livre de Poche et à Livraddict pour m'avoir permis cette découverte !

Mon enregistrement d'un passage :
       


Pour en savoir plus :
- la fiche Bibliomania du livre 
- acheter ce livre sur Amazon

3 mai 2011

Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La Communauté de l'Anneau, de J.R.R. Tolkien

Quoi ?  Encore une chronique sur ce livre archi-connu ?  Eh oui mais que voulez-vous : ce blog est un compte-rendu de mes lectures, et celle-là reste très spéciale à mes yeux...


Résumé :

La Terre du Milieu est en péril : Sauron, défait il y a plusieurs milliers d'années par les forces combinées des peuples libres, renaît de ses cendres et rebâtit une armée. Le petit peuple des Hobbits vit pourtant paisiblement dans sa jolie Comté.  Bilbon y veillit tranquillement en compagnie de son neveu Frodon, dans le souvenir de ses aventures passées dont il a ramené un étrange anneau qui rend invisible.  D'ailleurs, à l'issue de la magnifique fête qu'il organise pour ses 111 ans, il disparaît définitivement et, à l'insistance de son grand ami le sorcier Gandalf, laisse l'anneau à la garde de Frodon. Mais Gandalf s'inquiète : cet anneau mystérieux pourrait-il être celui forgé par Sauron, celui qui peut faire basculer le destin de la Terre du Milieu ?


Mon avis : 

Non, je ne découvre pas Le Seigneur des Anneaux maintenant : la première fois que j'ai eu ce livre entre les mains, j'avais douze ou treize ans, il m'avait été prêté par un ami fan de Tolkien.  A l'époque, l'édition que j'avais reçue faisait six volumes pour toute la saga.  Je suis arrivée péniblement jusqu'à la fin du cinquième volume avant d'abandonner ma lecture : je n'arrivais pas à comprendre toute cette histoire d'anneau et de mal, je ne voyais pas le lien entre Sauron et la quête.  C'est un peu bizarre mais je crois que je manquais juste de maturité pour lire une grande épopée comme celle-là.

Ensuite, je ne sais plus quand j'ai retenté l'aventure, je pense que c'était peu de temps avant que les films ne sortent.  Et là, j'ai accroché.  Les films ont achevé de me séduire, et je pense avoir encore relu une ou deux fois toute l'épopée au fil des ans.  A chaque fois je la redécouvrais comme si c'était la première fois.

Alors pourquoi le relire encore ?  Tout simplement parce que cette fois-ci, je voulais tenter l'aventure en anglais.  Je n'étais pas rassurée au début : mon niveau dans cette langue n'est pas mauvais mais il s'agit là d'une histoire complexe écrite dans une langue assez formelle, j'avais peur de m'y perdre.  J'ai pris longtemps à rassembler le courage, et je me suis attaquée aux premières pages en anticipant une lecture assez ardue, une intrigue intéressante mais sous des descriptions et des discours pompeux que je m'attendais à avoir du mal à suivre.

Eh bien j'avais tout à fait tort. Je suis à nouveau étonnée de retrouver ce vieil ami qu'est le Seigneur des Anneaux et époustouflée d'avoir été aussi vite entraînée dans l'histoire.  Comme d'habitude je l'ai redécouvert quasiment à neuf (j'ai une mémoire de poisson rouge en ce qui concerne les détails de l'aventure), et avant même de m'en rendre compte, je n'arrivais plus à arrêter de tourner les pages.  Happée, c'est le mot. Une lecture ardue ?  Des descriptions longues et des discours pompeux ?  Rien de tel !  Bien sûr que les discours n'ont pas le naturel des lectures contemporaines, mais ennuyeux, ça non !  Et puis il n'y a pas un seul temps mort dans toute cette aventure, le rythme est admirable. Quant à la langue, elle ne m'a posé aucun problème.

Ce livre est décidément indémodable, un pilier de bibliothèque, un classique qui s'arrange pour ne pas être rébarbatif. Je suis vraiment heureuse de l'avoir acheté en anglais parce que je suis persuadée que je continuerai à y revenir régulièrement au fil des ans.  Pour ne rien gâcher, la nouvelle édition paperback d'HarperCollins est superbe, sobre et agréable à lire ; je vous la conseille si vous souhaitez acquérir ce livre à petit prix tout en embellissant votre bibliothèque !


Mon enregistrement d'un passage :


Pour en savoir plus :
- la fiche Bibliomania du livre, avec d'innombrables chroniques par d'autres membres de Livraddict.

Et avec un an de retard, je commence enfin le Challenge Middle Earth !

2 mai 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? (10)


Petit bilan rapide en ce début de semaine, puisque ça fait un bout de temps déjà que je ne vous ai pas tenu au courant de mes lectures en cours...




Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ? 

La semaine dernière (et celles d'avant), j'ai eu l'occasion de garder un bon rythme de lecture et de faire quelques découvertes très sympas que vous avez pu retrouver sur ce blog : de la jeunesse avec "House of many ways", dont la chronique est déjà prête pour la lecture commune dans un mois ; de la science-fiction avec "La carte du temps", "L'âge des étoiles" et "Axiomatique" ; une bande-dessinée superbe, "Là où vont nos pères" ; un classique, "Le portrait de Dorian Gray" ; et de la fantasy, avec "La communauté de l'anneau" (chronique à venir) et le premier tome de "La Belgariade".  J'ai aussi écouté en entier un audio-book, "Voyage au centre de la terre" de Jules Verne, que je vous chroniquerai très bientôt.


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Pour le moment, mes chroniques sont dictées par les partenariats auxquels je n'ai pas su résister : j'ai ainsi de la science-fiction avec "Crépuscule d'acier" de Charles Stross et le second polar de John Marcus, "L'homme qui rêvait" (le tome 1).  


Que lirai-je la semaine qui vient ?

J'espère terminer les deux en cours cette semaine, ce sera déjà pas mal du tout !  Mais pour la suite je ne sais pas, il y a tellement de choses qui me tentent très fort !  Je voudrais continuer avec Tolkien, lire le second tome de la Belgariade, il y a Lady R d'Henry Courtade qui attend que je le renvoie à sa propriétaire...  Le choix va être difficile !


Et vous, que lisez-vous ?